1. L’Organisation Communiste de Grèce (KOE) se trouve actuellement à l’épicentre d’une attaque organisée, visant à frapper SYRIZA (Coalition de la Gauche Radicale), duquel notre organisation fait partie intégrante. Les derniers jours, les centres politiques du système (avec le parti de la Droite – Nea Dimokratia et leurs énergumènes dans les Media en premier rang) reproduisent aux chaînes de TV et aux journaux de vieilles affiches de KOE avec un contenu contre l’Union Européenne et, comme de procureurs du roi, ils exigent que nos positions soient condamnés par SYRIZA et que nous sommes exclus du… « corps national » !

2. Il s’agit d’un effort désespéré de la part du vieux système politique, qui tente de déplacer l’actualité loin du message des élections du 6 mai : loin du fait que les forces qui soutiennent les accords avec la troïka FMI-UE-BCE ont été vaincus aussi au champ électorale et elles ont, ainsi, perdu l’initiative. Cet effort de désorientation va de pair avec l’effort de forces réactionnaires de se rassembler et de reconstituer leur propre camp unifié contre le camp populaire. Ils ont choisi un « européanisme » d’esclaves volontaires, identifié avec les accords imposés par la troïka et les exigences qui viennent chaque jour de l’extérieur, de la part de puissances impérialistes et des « marchés ». Ils ont choisi la tactique de la polarisation à travers la misère, et ils espèrent qu’ainsi ils pourront occulter les différentes perspectives sociales possibles. Mais ils sont loin d’être convaincants parce que, eux, ils sont déjà à la tête de la « liste électorale » composée par Mme Merkel pour les élections nationales du 17 juin. Et aussi parce que, avec cette attitude, ils réduisent délibérément les marges gagnées par le pays contre la troïka exactement grâce au vote populaire du 6 mai.

3. En ce qui concerne la question de l’affiche disputée, laquelle date du début 2010: Notre affiche exprimait une position classique de la Gauche laquelle, par la sortie de la Grèce de la zone Euro et de l’UE, ciblait à l’émancipation nationale et sociale. Ciblage qui tient aujourd’hui pleinement son actualité. Cependant, le premier accord avec la troïka FMI-UE-BCE, signé en mai 2010 contre la volonté du peuple grec par un « gouvernement » qui avait déjà perdu toute légitimité démocratique, a introduit un régime spécial en Grèce : un régime de type coloniale au sein de l’UE, défini par les accords avec la troïka et appliquant une politique d’extermination sociale, un régime d’occupation économique et politique lequel annule et abroge même les derniers vestiges de la démocratie bourgeoise et de la souveraineté nationale. C’est-à-dire, depuis le début 2010 la situation a changé de façon dramatique : à partir du mai 2010, c’est le Directoire de Bruxelles, et plus spécifiquement le facteur allemand, qui a conduit la Grèce à l’antichambre de la sortie de la zone Euro afin de menacer le peuple grec et de contrôler politiquement le pays (étant donné que ce Directoire sous direction allemande se préparait pour être en position d’imposer les termes et la manière de sortie). Alors, c’est évident que KOE ne peut que de s’opposer résolument au plan « alternatif » d’Allemagne, c’est-à-dire d’introduire en Grèce une monnaie « nationale » dévaluée à l’extrême, comme a l’époque de l’occupation nazi.

4. En même temps cette UE, caractérisée par la politique néolibérale extrême et la domination de la botte allemande, s’enfonce profondément (surtout depuis le début de l’année courante 2012) dans la crise, la pauvreté et le chômage. En plus, l’UE s’enfonce dans la réaction politique, dans une manière de se gouverner sans la moindre légitimité démocratique, et avec une hausse rapide du néo-fascisme. Cette Europe doit changer ! Le fait qu’aujourd’hui, à travers le continent, les peuples travailleurs sortent dans les rues et manifestent aux places centrales de capitales et autres villes européennes, est très important. C’est comme ça que le mouvement grec de masses populaires, un mouvement sans précédent en Grèce, lequel dure pendant deux ans malgré une répression féroce, se rencontre avec les luttes des peuples en Europe. Ainsi, de nouveaux champs de bataille s’ouvrent contre cette « eurocratie ». Se créent les conditions pour contrecarrer effectivement la peste néolibérale et pour construire des alternatives prometteuses pour les peuples au niveau national et international. Nous avons chaque raison, à en juger par les récents développements politiques, de croire que la Grèce et l’Europe entrent à une telle trajectoire.

5. Sur la base de ce qui précède, c’est plus que connu que le mot d’ordre « Sortie de la zone Euro » ne fait pas partie, depuis longtemps, des demandes immédiates avancées par KOE. C’est aussi plus que connu que notre but principal et notre combat actuel, avec le peuple grec, est de se débarrasser du régime spécial imposé par la troïka et du système pourri politique qui le sert. Dans le même temps, nous renforçons la lutte contre cette Europe néolibérale, antipopulaire, politiquement réactionnaire et sous domination allemande. Comme exprimé par un des mots d’ordre avancés par notre 3e Congrès, nous luttons pour une autre Grèce dans une autre Europe.

6. L’Organisation Communiste de Grèce (KOE) a uni ses forces avec SYRIZA. Partant de cette position, KOE veut contribuer aux importants renversements politiques et sociaux acheminés par la lutte de notre peuple. Ce sont ces renversements qui sèment la panique au sein des forces anti-populaires et aux laquais des impérialistes et des « marchés », les amenant à chercher une bouée de sauvetage à des « arguments » ridicules. Les forces de la subordination à la politique d’extermination sociale et d’annihilation nationale imposée par la troïka n’arriveront pas à mettre leurs mains sur SYRIZA, ni d’arrêter le puissant courant populaire qui se renforce. Ce système politique en faillite a été puni le 6 mai. Désormais, s’ouvre la voie pour sa démolition totale.

Continuons le combat ! Pour le salut du peuple ! Pour la vraie démocratie, l’indépendance nationale, et la reconstruction productive du pays !

Athènes, le 21 mai 2012

Le Bureau de Presse de KOE

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