2. La Démocratie Nouvelle.

Premièrement c’est un développement de la théorie marxiste de l’Etat, la définition des trois types de dictature:
1) la dictature de la bourgeoisie, dans les anciennes démocraties bourgeoises comme celle des Etats-Unis, à laquelle ressemble la dictature qui existe dans les nations opprimées comme les latino-américaines;
2) la dictature du prolétariat, comme en Union Soviétique, ou en Chine, avant l’usurpation du Pouvoir par les révisionnistes et
3) La Démocratie Nouvelle, dictature unifiée, basée sur l’alliance ouvrière-paysanne dirigée par le prolétariat avec à sa tête le Parti Communiste;
ce qui s’est concrétisé en Chine au long de sa révolution démocratique et qui maintenant, au Pérou, apparaît avec les Comités Populaires, les Bases d’appui et la République Populaire de Démocratie Nouvelle qui s’organise.
Dans ce développement de la théorie de l’Etat, il est essentiel de souligner la différence clé entre le système d’Etat comme dictature de la classe (ou classes) qui exerce le Pouvoir – ce qui est le principal – et le système de gouvernement, compris comme organisation pour l’exercice du Pouvoir.
D’autre part, la Démocratie Nouvelle, l’une des thèses les plus importantes que le Président Mao ait développée et qui définit magistralement la révolution bourgeoise de type nouveau que seul le prolétariat peut diriger c’est-a-dire la révolution démocratique à l’ère nouvelle de la révolution prolétarienne mondiale dans laquelle nous nous trouvons.
Cette Révolution de Démocratie Nouvelle implique une économie nouvelle, une politique, une culture nouvelles, ceci, naturellement en abattant le vieil ordre et en édifiant le nouveau à la pointe des fusils, l’unique façon de transformer le monde.
Finalement, il faut faire ressortir le fait que si la Démocratie Nouvelle comme révolution démocratique réalise, principalement, les tâches démocratiques, elle avance également dans la réalisation complémentaire de quelques unes des tâches socialistes.
Ainsi l’on résout à fond la question des deux étapes, la démocratique et la socialiste qui correspondent à des pays comme le nôtre ce qui garantit qu’une fois achevée la révolution démocratique elle se poursuivra comme révolution socialiste, sans aucun intermède ni interruptions.

3. Les trois instruments.

Le problème de la construction des trois instruments de la révolution pose au Parti la question de la compréhension de la relation entre Parti, armée et front unique.
Le Parti doit comprendre et diriger la construction de ces trois instruments et leur relation au beau milieu de la guerre, ou dans le maintien de l’Etat Nouveau qui se base sur le pouvoir du peuple armé, ce qui démontre un travail de direction juste et correcte.
Le facteur décisif de la construction est le principe juste et correcte de la ligne idéologique;
et c’est sur cette base idéologico-politique que se développe simultanément, la construction de l’organisation au milieu de la lutte entre la ligne prolétaire et la ligne bourgeoise, et dans la tempête de la lutte de classes, principalement de la guerre, forme principale de lutte, soit qu’elle se déroule, ou qu’elle soit potentielle.
Quant au Parti, le Président Mao part de la nécessité du Parti Communiste, d’un Parti de type nouveau, un Parti du prolétariat; aujourd’hui nous dirions: d’un Parti marxiste-léniniste-maoïste.
Un Parti dont l’objectif est la conquête du Pouvoir et sa défense, ce qui fait qu’il soit indissolublement lié à la guerre populaire, soit pour l’entreprendre, la développer ou bien la livrer pour se défendre.
Un Parti qui s’appuie sur les masses soit par la guerre populaire même – qui est une guerre de masses – soit par le front unique qui, en tant que front de classes, se base sur les masses majoritaires.
Le Parti se développe et change selon les étapes de la révolution et leurs périodes.
Le moteur de son développement c’est la contradiction qui se concrétise en son sein comme lutte entre deux lignes, entre la ligne prolétarienne et la ligne bourgeoise, ou non prolétarienne en général; c’est en essence et principalement, une lutte contre le révisionnisme.
Ceci nous mène à comprendre l’importance décisive de l’idéologie dans la vie du Parti et de la réalisation des compagnes de rectification qui servent à ce que tout le système des organisations du Parti et les militants s’ajustent toujours mieux aux lignes idéologiques et politiques justes et correctes, en fonction de la prédominance de la ligne prolétarienne et le maintien de la direction du Parti dans sa main de fer.
Le Parti sert à l’établissement du Pouvoir du prolétariat comme classe dirigeante de la Démocratie Nouvelle; mais principalement à l’instauration de la dictature du prolétariat, à son renforcement et à son développement, afin qu’au moyen des révolution culturelles il puisse conquérir son grand but final, le communisme.
C’est pour cela que le Parti doit arriver à la direction absolue de tous les niveaux.
L’armée révolutionnaire est de type nouveau, c’est-a-dire une armée pour accomplir les tâches politiques que le Parti établit en fonction des intérêts du prolétariat et du peuple.
Ce caractère se concrétise en trois tâches: combattre, produire, pour ne pas être une charge parasitaire et mobiliser les masses.
C’est une armée qui se base sur la construction politique à partir de l’idéologie du prolétariat, du marxisme-léninisme-maoïsme (aujourd’hui) et sur la ligne politique générale et militaire que le Parti établit.
C’est une armée qui se base sur les hommes et non pas sur les armes. Une armée issue des masses, toujours liée à elles et qu’elle sert de tout son coeur, ce qui lui permet de se mouvoir en son sein comme le poisson dans l’eau.
Le Président Mao disait que sans une armée populaire le peuple n’aurait rien et, en même temps, il enseignait qu’il est nécessaire que le Parti exerce la direction absolue de l’armée en établissant ce grand principe: “le Parti commande au fusil et nous ne permettrons jamais le contraire.”
Non seulement le Président Mao établit clairement les principes et les normes de la construction d’une armée de type nouveau, mais il lança un appel pour conjurer l’emploi de l’armée pour restaurer le capitaliste et qui usurperait la direction au moyen d’un coup contre-révolutionnaire.
Et, développant les thèses de Lénine sur la milice populaire, il approfondit plus que quiconque la théorie de l’armement général du peuple, frayant ainsi le chemin et montrant la voie qui mène à la mer armée des masses qui nous guidera jusqu’à l’émancipation définitive du peuple et du prolétariat.
C’est le Président Mao qui, le premier, développa une théorie complète sur le front unique et qui en établit les lois.
Un front basé sur l’alliance ouvrière-paysanne qui garantit l’hégémonie du prolétariat dans la révolution; un front de classes dirigé par le prolétariat que le Parti représente; en synthèse un front unique sous la direction du Parti Communiste.
Un front unique pour la guerre populaire, pour la révolution, pour la conquête du Pouvoir au bénéfice du prolétariat et du peuple. Ainsi, concrètement, le front unique c’est le regroupement des forces révolutionnaires contre les forces contre-révolutionnaires pour livrer la bataille entre révolution et contre-révolution, principalement au moyen de la guerre populaire armée.
Le Front unique, évidemment, n’est pas le même à toutes les étapes d la révolution; plus encore, il a ses spécifités selon les différentes périodes de chaque étape; de même le front unique dans une révolution concrète n’est pas le même qu’au niveau mondiale, bien que les deux suivent les mêmes lois générales.
Et puis, il est important de faire ressortir la relation entre front et Etat que le Président Mao établit durant la guerre anti-japonaise en posant que le front unique est une forme de dictature unifiée.
Cette question doit être étudiée spécialement par ceux qui, comme nous, réalisons des révolution démocratiques.

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