1ere Conférence Nationale des Étudiant-es et de la jeunesse: Octobre 2012, Toronto, CanadaParti communiste révolutionnaire – Revolutionary Communist Party (Canada)

On a raison de se révolter

Du printemps arabe jusqu’aux émeutes de Londres en passant par le mouvement #Occupy en Amérique du Nord, les travailleurs et travailleuses exploité-es et les masses opprimées continuent à réclamer les rues. Pour contrer la crise économique qu’ils&elles ont créée, les capitalistes et leurs valets des gouvernements attaquent sans pitié et appauvrissent encore plus la majorité des personnes qui travaillent ou qui sont pauvres. Pendant que la minorité des riches et puissants – tentant de protéger leurs profits obscènes et leurs styles de vie luxueux – s’enrichit encore et toujours de l’exploitation et de l’appauvrissement des travailleurs et travailleuses, la vaste majorité de la population mondiale doit souffrir pour survivre. « Où il y a oppression », dit Mao Zedong, « il y a résistance. »
Aux premières lignes de ces luttes populaires, la jeunesse du prolétariat et des classes populaires se lèvent contre l’autorité des régimes au pouvoir. Des étudiant-es radicalisé-es quittent leurs salles de classes pour lutter avec les masses dans les rues. Ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Dans cette dernière « période d’austérité », les jeunes de ces couches sociales – ceux&celles qui sont pauvres, immigrant-es récent-es, sans papiers, racialisé-es, et particulièrement ceux&celles des Premières Nations – doivent faire face à une déterioration encore plus grande de leurs conditions de vie. Dans un pays sauvagement impérialiste comme le Canada, le taux de chômage chez le 15-24 ans est à plus de 17%; c’est plus du double du taux de chômage national! Pauvres, sans emploi, sous-employé-es – une portion significative de ce que Karl Marx appelait « l’armée de réserve de travailleurs [et travailleuses] » – sont criminalisé-es et emprisonné-es dans des proportions alarmantes.

Avec ou sans job, notre qualité de vie est minable. Les émeutes et les révoltes des masses – déclenchés par les meurtres racistes faits par les cochons et par la répression brutale de l’État – sont l’epression d’une juste colère contre ce système capitaliste d’exploitation en crise. Mais pour donner à ce système dégénéré le sort qu’il mérite, on doit organiser collectivement notre colère et nous armer de politique et d’idéologie révolutionnaire.

 

Vers l’unité de la jeunesse prolétarienne et des Étudiant-es révolutionnaires

Comme le disent les mots plein de vérité du groupe de hip hop radical Dead Prez “The same people who control the school system control the prison system, and the whole social system.” [Les même personnes qui contrôlent le système scolaire contrôlent le système carcéral and tout le système social] Rien de surprenant dans le fait de dire que l’école est une joke! « L’éducation » – plus précisément, l’endoctrinement – est un système sous la dictature de la bourgeoisie qui nous apprend à être serviles, à se plier devant l’autorité, d’agir et de vivre à l’intérieur d’une tonne de limites prévues, à devenir des travailleurs consciencieux et des travailleuses consciencieuses et flexibles pour les boss, à servir, à obéir et à voter dans leur grand cirque électoral!
Pour ceux et celles d’entre qui rejettent cette connerie, qui désirent une éducation qui aidera à briser le cycle sans fin de l’exploitation et de la misère, qui veulent mettre un terme au système capitalisme, le PCR-RCP encourage sincèrement votre contribution à la construction d’un mouvement révolutionnaire de la jeunesse prolétarienne et des étudiant-es, dès le mois d’Octobre 2012.
Qu’est-ce qu’un-e étudiant-e révolutionnaire? Selon Mao, on peut juger si la jeunesse est révolutionnaire ou non en regardant si elle se joint aux masses ou si à l’inverse, elle contribue à opprimer le peuple. Notre perspective veut qu’il n’existe pas de « classe sociale » des étudiant-es indépendant-es de la lutte de classe, et qui aurait ses propres intérêts distincts. Les classes sociales imprègent la population étudiante comme elles le font dans toute la société. Plus les étudiant-es grimpent les échelons de la mobilité sociale grâce à l’éducation supérieure, plus ils et elles deviennent des administrateurs et administratrices qualifié-es, des bureaucrates et des sentinelles pour le système capitaliste.
Voulons-nous devenir des étudiant-es politicien-nes ou bien de politiser les étudiant-es? Servir le capital ou servir le peuple? Nous disons qu’il est particulièrement nécessaire de rompre avec le réformisme et les politiques sociales-démocrates qui dominent les mouvements étudiants et ouvriers aujourd’hui. Nous voulons aligner les luttes étudiantes avec celles des jeunes travailleurs et travailleuses, sur et en-dehors des campus, les jeunes travailleurs et travailleuses qui sont relégué-es dans les jobs les plus abrutissantes, les salaires bas, les postes précaires. Pourquoi est-ce que la jeunesse prolétarienne et les étudiant-es révolutionnaires devraient continuer à maintenir un système politique qui n’est en aucun cas une expression directe de nos propres intérêts, de ceux de notre classe? Nous devons lutter aux côtés des jeunes qui risquent l’emprisonnement à cause du système capitaliste raciste, avec ceux et celles qui refusent de se soumettre à l’autorité, ceux et celles qui serviront de cobayes pour remplir les Méga-prisons qui s’en viennent dans les prochaines années.
Les étudiant-es révolutionnaires doivent aligner leurs intérêts et développer une stratégie politique claire pour faire avancer les luttes du prolétariat et des masses opprimées vers la seule solution qui peut mettre fin à leur misère. Comme les étudiant-es du Québec le montrent à toute l’Amérique du Nord, il est nécessaire de « saisir le moment » et d’étendre les luttes immédiates contre la hausse des coûts de l’enseignement supérieur et contre l’endettement à une attaque directe contre la base économique qui donne lieu à une exploitation massive et à l’oppression – attaquer idéologiquement et politiquement le système capitaliste et à se mobiliser pour la révolution socialiste. Nous avons l’intention de refaire le monde et de bien le faire.
Nous invitons donc les jeunes anticapitalistes à travers le pays qui s’organisent dans les écoles secondaires, les collèges et les universités, qui travaillent ou qui sont sans emploi, qui font partie des Premières Nations, d’accumuler nos forces et nos expériences, de développer et d’organiser collectivement – et dans les mois à venir – un plan pour une éducation politique révolutionnaire, une éducation qui se transformera en une action politique et militante dans la lutte des classes, une action qui sera véritablement tremblée les classes dirigeantes. Pour plus d’informations, on contacte le seizethetime2012@yahoo.ca ou encore le mer@pcr-rcp.ca

 

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