Mieux vaut tard que jamais !!! … mais… reste une langue de bois inquiétante !!!

En cette période de crise mondiale, les contradictions entre les pays impérialistes occidentaux et les puissances impérialistes montantes comme la Russie et la Chine s’exacerbent. Il s’agit pour chaque partie de consolider des positions stratégiques, d’en conquérir de nouvelles, de conserver ou arracher par tous les moyens de nouveaux contrats commerciaux dont les plus juteux sont l’exploitation des ressources naturelles et des terres agricoles au détriment des producteurs, et les ventes d’armes.
Dans les pays dominés par l’impérialisme, certains « chiens de garde » d’aujourd’hui se sont imposés d’une façon légitime en dirigeant la lutte de libération nationale dans leur pays. Ils ont ensuite passé des accords avec les impérialistes et se sont érigés en dictateur contre leur peuple, en éliminant toute opposition, en particulier l’opposition communiste ou progressiste. D’autres ont renversés leurs rivaux soutenus par un ou plusieurs impérialistes, aidés en sous-main par des impérialistes rivaux. Il en a été ainsi dans quasiment toutes les anciennes colonies ou les territoires sous-mandats, comme la Syrie.
Dans ce pays, devant la montée de la contestation populaire contre la misère et la dictature, les impérialistes occidentaux manœuvrent en s’abritant sous le drapeau de la démocratie bourgeoise pour maintenir leur politique impérialiste et faire dévier le mécontentement et les révoltes populaires. Les impérialistes s’appuient notamment sur les classes dirigeantes ayant pris la tête du mouvement de masse opposé à l’ancien dictateur -qui se défendra jusqu’au bout en massacrant le peuple. Les manœuvres des impérialistes consistent à s’appuyer sur une clique contre une autre pour garantir la continuité de leurs intérêts tout en contenant et en éteignant les révoltes afin qu’elles ne se transforment pas en Révolution.
Les impérialistes veulent gagner, conserver et étendre le contrôle stratégique et économique des pays en révolte et souhaitent reprendre la main par l’instauration d’une nouvelle équipe qui leur soit favorable (les nouveaux « chiens de garde »). C’est pourquoi ils préconisent l’intervention humanitaire, aidés par les nouveaux philosophes réactionnaires du type BHL, au nom du « droit d’ingérence humanitaire » comme ils l’ont fait au cours du démantèlement programmé de l’ex-Yougoslavie et plus récemment en Lybie, quitte à favoriser des cliques réactionnaires qu’ils combattront plus tard.
Nous devons dénoncer les tyrans et les massacreurs, mais on ne peut pas s’appuyer sur un impérialisme contre un autre, soutenir les manœuvres des uns et des autres, pas plus que nous ne pouvons soutenir les guerres menées par les impérialistes contre les peuples, ni ne devons soutenir notre bourgeoisie impérialiste contre un autre pays impérialiste (ou vice-versa). Nous devons profiter de l’affaiblissement de nos bourgeoisies respectives pour développer les forces révolutionnaires dans l’objectif de la révolution prolétarienne, comme ce fut le cas en Russie en 1917.
Les masses populaires ont raison de se révolter contre la misère et les oppresseurs, mais sans Parti révolutionnaire, il est impossible de chasser l’impérialisme et les classes dirigeantes qui partagent le gâteau avec eux sur le dos du peuple travailleur.
Pour transformer la révolte et franchir toutes les étapes du processus révolutionnaire jusqu’à la victoire, un Parti révolutionnaire maoïste est nécessaire, dont la stratégie est la prise du pouvoir pour en finir avec l’exploitation impérialiste et capitaliste. Le Parti n’est pas suffisant, il faut aussi un front uni regroupant toutes les couches populaires, quelque soit leurs religions ou philosophies, leurs coutumes et leur histoire, contre les forces de la réaction et de l’impérialisme, ainsi qu’une armée populaire de libération. Ce sont les trois instruments indispensables à toute révolution.
Quoiqu’il se passe en Syrie, les révolutionnaires, les progressistes, les démocrates doivent soutenir la révolte du peuple et l’aider à s’organiser de manière autonome de l’une ou l’autre clique pro-impérialiste dans l’objectif de la révolution de nouvelle démocratie anti-impérialiste et anti-sioniste en direction du socialisme et du communisme.
Il est donc nécessaire de s’opposer au régime soutenu par les puissances impérialistes montantes ainsi qu’à toute intervention de l’OTAN qui n’a pour objectif que d’assoir la mainmise des impérialistes occidentaux au Proche-Orient.
Vive la lutte du peuple syrien pour son émancipation !
A bas les cliques réactionnaires alliées aux anciens ou nouveaux impérialistes !
A bas l’intervention des impérialistes en Syrie !
Vive la guerre populaire des peuples du monde contre l’impérialisme et toutes les forces de la réaction !

PC maoïste de France

PC maoïste – Italie

8 juin 2012


LA LOTTA TRA I VECCHI E I NUOVI IMPERIALISTI IN SIRIA

In questo periodo di crisi globale, le contraddizioni tra i paesi imperialisti occidentali e le potenze imperialiste emergenti come la Russia e la Cina si inaspriscono. Si tratta, per ciascuna delle parti, di consolidare posizioni strategiche, di conquistarne di nuove, di mantenere o strappare con tutti i mezzi nuovi contratti commerciali di cui i più succosi sono lo sfruttamento delle risorse naturali e dei terreni agricoli a scapito dei produttori, e la vendita di armi.

Nei paesi dominati dall’imperialismo, alcuni “cani da guardia” di oggi si sono imposti come leader legittimi dirigendo la lotta di liberazione nazionale nel loro paese. Hanno poi preso accordi con gli imperialisti e si sono eretti a dittatori contro il proprio popolo, eliminando ogni opposizione, in particolare l’opposizione comunista o progressista. Altri hanno rovesciato i loro rivali sostenuti da uno o diversi imperialisti, aiutati sottobanco dagli imperialisti rivali. È stato così in quasi tutte le antiche colonie o territori sotto mandato, come la Siria.

In questo paese, di fronte alla crescita della protesta popolare contro la povertà e la dittatura, gli imperialisti occidentali operano nascondendosi sotto la bandiera della democrazia borghese per mantenere la loro politica imperialista e far deviare il malcontento e le rivolte popolari.

Gli imperialisti si appoggiano notoriamente alle classi dirigenti che hanno preso la testa del movimento di massa contro l’ex dittatore – che si difenderà fino alla fine massacrando il popolo.

Le manovre degli imperialisti si basano sull’appoggio ad una cricca contro un’altra per garantire la continuità dei loro interessi, e fanno ciò contenendo e spegnendo le rivolte in modo che queste non si trasformino in rivoluzione.

Gli imperialisti vogliono vincere, mantenere ed estendere il controllo strategico ed economico dei paesi in rivolta e desiderano riprendere il controllo con l’introduzione di una nuova squadra che sia loro favorevole (i nuovi “cani da guardia”). Per questo motivo essi sostengono l’intervento umanitario, aiutati da nuovi filosofi reazionari del tipo BHL (Bernard-Henri Lévy) in nome del “diritto di ingerenza umanitaria”, come hanno fatto nel corso dello smantellamento programmato della ex Jugoslavia e più recentemente in Libia, pronti a promuovere cricche reazionarie che combatteranno in seguito.

Dobbiamo denunciare tiranni e assassini, ma non possiamo appoggiarci ad un imperialismo contro un altro, sostenere le manovre degli uni e degli altri, tanto meno possiamo sostenere le guerre portate avanti dagli imperialisti contro i popoli, né dobbiamo sostenere la nostra borghesia

imperialista contro un altro paese imperialista (o viceversa). Dobbiamo sfruttare l’indebolimento delle nostre rispettive borghesie per sviluppare le forze rivoluzionarie con l’obiettivo della rivoluzione proletaria, come è avvenuto in Russia nel 1917.

Le masse popolari hanno ragione a ribellarsi contro la povertà e gli oppressori, ma senza partito rivoluzionario, non è possibile cacciare l’imperialismo e le classi dirigenti che condividono la torta con loro sulle spalle del popolo lavoratore.

Per trasformare la rivolta e attraversare tutte le fasi del processo rivoluzionario fino alla vittoria, è necessario un Partito Rivoluzionario maoista, la cui strategia è quella della presa del potere per porre fine allo sfruttamento imperialista e capitalista. Il Partito non è sufficiente, è necessario anche un fronte unito comprendente tutti gli strati popolari, qualunque sia la loro religione o filosofia, i loro costumi e la loro storia, contro la forze della reazione e dell’imperialismo, e anche di un esercito popolare di liberazione. Questi sono i tre strumenti essenziali per ogni rivoluzione.

Qualunque cosa accada in Siria, i rivoluzionari, i progressisti, i democratici devono sostenere la rivolta del popolo e aiutarla ad organizzarsi in maniera indipendente dall’una o dall’altra cricca pro-imperialista con l’obiettivo della rivoluzione di nuova democrazia anti-imperialista e anti-sionista in direzione del socialismo e del comunismo.

È pertanto necessario opporsi al regime sostenuto dalle potenze imperialiste emergenti così come a qualsiasi intervento della NATO che ha per obiettivo solo quello della forte presa degli imperialisti occidentali in Medio Oriente.

Viva la lotta del popolo siriano per la propria emancipazione!

Abbasso le cricche reazionarie alleate ai vecchi o ai nuovi imperialisti!

Abbasso l’intervento degli imperialisti in Siria!

Viva la guerra popolare dei popoli di tutto il mondo contro l’imperialismo e tutte le forze della reazione!

PCmaoiste – Francia

PCmaoista – Italia

8 GIUGNO 2012

 

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