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PCE – CR: Avec Chavez et Capriles, c’est le peuple vénézuélien qui perd

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« Le fascisme, au contraire, se croyait révolutionnaire. Sa propagande avait des nuances subversives et démagogiques. Le fascisme, par exemple, hurlait contre les nouveaux riches. »
José Carlos Mariátegui

La victoire de Chavez pour un mandat de plus au Venezuela exige d’être profondément démasquée pour éviter de tomber dans la rhétorique de la réaction et le révisionnisme.
1.- Hugo Chavez représente la faction bourgeoisie bureaucratique, faction de la grande bourgeoisie, qui est une classe sociale propre aux pays où opère le capitalisme bureaucratique.
Chavez, le PSUV et toute la haute bureaucratie sont enrichis grâce à des contrats de travaux publics, en utilisant les institutions publiques comme levier d’ascension économique.
2.- Le régime de Chavez, en aucun cas n’a été, n’est ou ne sera « démocratique » et « patriotique », comme cela est faussement soutenu par le révisionnisme ; au contraire, c’est un gouvernement qui applique des formes fascistes et corporatistes, au point que sont absorbées toutes les organisations populaire et de « gauche » en un seul parti, le PSUV qui fonctionne comme une entité étatique entièrement coordonnée avec l’appareil des forces armées bourgeoises et de l’appareil policier.
Au Venezuela s’applique la consigne : « tout le monde peut s’organiser, mais sous les ordres de Chavez. »
3.- Au fil de toutes ces années, il n’y a pas eu aucun changement révolutionnaire, au contraire s’applique une façade « révolutionnaire » dans le discours et la propagande, accompagnée de quelques réformes, précisément pour freiner un véritable déclenchement révolutionnaire des masses pauvres.
Tout cela n’a été rien d’autre que la livraison des miettes aux pauvres, jetés depuis la table du pouvoir. Les missions ne sont rien de plus que des mécanismes pour atténuer de manière conjoncturelle la pauvreté des masses, alors que les grands bourgeois et les propriétaires terriens continuent à s’enrichir au Venezuela.
À cet égard, il convient de rappeler les sages paroles de Lénine: « Le réformisme est un moyen que la bourgeoisie a de tromper les ouvriers, qui restent des esclaves salariés, malgré les améliorations individuelles, aussi longtemps que subsiste la domination du capital. »
4.- Le « socialisme du XXIe siècle » joint au bolivarisme forment la couverture idéologique que Chavez, ainsi que d’autres présidents des bourgeoisies bureaucratiques en Amérique latine et le révisionnisme cubain, utilisent pour désorienter, disperser et écraser le peuple.
5.- Chavez n’a rien « d’anti-impérialiste. » Il se contente de lancer quelques discours contre les États-Unis qu’il appelle « l’empire du nord. » Cependant, les monopoles impérialistes continuent à fonctionner au Venezuela dans les domaines de l’automobile, de l’alimentaire, etc.
De plus, si il s’est quelque peu éloigné de la politique étrangère des Etats-Unis, c’est parce qu’il a décidé se s’aligner aux impérialismes russe et chinois à qui sont livrés la richesse pétrolière, les marchés publics, et autres.
Autrement dit, Chavez sert plusieurs maîtres et les utilise aussi, tout au détriment des véritables intérêts stratégiques du peuple vénézuélien.
6.- Il n’y a pas l’ombre d’un pouvoir populaire au Venezuela. Où sont les comités des ouvriers et les travailleurs administrant directement les grandes usines? Où sont les comités de paysans pauvres confisquant les grands domaines et en distribuant les terres?
Où sont les milices populaires faisant face à la grande bourgeoisie? Où sont les comités des paysans pauvres confisquant les grandes propriétés résidentielles et les donnant aux pauvres pour qu’ils y habitent?
Tout cela n’existe pas au Venezuela. Il est impossible que cela existe sous la direction de Chavez, parce qu’il ne peut pas aller à l’encontre de ses intérêts de classe et de ceux de ceux qu’il représente.
7.- Capriles et la table de « l’unité démocratique » ne sont pas autre chose que la représentation politique de la bourgeoisie compradore, des secteurs de la droite traditionnelle vénézuélienne.
S’ils sont des conflits avec Chavez c’est uniquement sur la forme de la répartition du gâteau des contrats publics et de l’exploitation des travailleurs, et surtout de savoirpour quel impérialisme pencher sur la base de qui apporte le plus de rendement économique et politique.
8.- La victoire de Chavez au Venezuela stimule les projets des gouvernements de la bourgeoisie bureaucratique dans la région. Ainsi, par exemple, cela donne une impulsion à la réélection du fasciste Rafael Correa en Equateur, aux élections de février de 2013, d’Evo Morales en 2016, de Mujica, Ortega, Cristina Fernández et autres.
Cette décennie: 2010-2020, dans plusieurs pays d’Amérique latine, correspond à celui des gouvernements de la bourgeoisie bureaucratique, puis viendront ceux de la bourgeoisie compradore.
9.- Tant Chavez que Capriles ont été, sont et seront contre les masses populaires ; le premier s’est enrichi en soutenant le vieil État et le second avec la permission du grand capital.
En dépit de leurs »différences », les deux se sont réunis pour légitimer la démocratie bourgeoise et réduire le taux élevé d’absentéisme électoral qui a atteint 30% (soit environ 3 millions de personnes), et tous les deux ont dans le cadre de la campagne appliqué la « stratégie » de se déguiser de « gauche », en « bolivariens » et soulever la « proposition » des missions de charité et d’assistance.
10.- Le dimanche 7 octobre d’une part, Chavez comme « président » de la République, et d’autre part, Capriles comme « chef prestigieux » de l’opposition, mais perdent de manière grande le prolétariat et le peuple du Venezuela.
Les réformes et les miettes que le gouvernement Chavez donne aux masses ne sont qu’un mirage momentané et passager : l’histoire des régimes similaires, comme celui de Velasco Alvarado au Pérou ou de Rodriguez Lara en Équateur démontre comment ces gouvernements servent exclusivement à contenir les masses et quand ils n’étaient plus utiles à l’impérialisme, ils ont été balayés et les masses ont été frustrés, sceptiques quiant à ces « présidents révolutionnaires »… de sorte que personne ne s’en souvient, à part comme expériences réactionnaires.
11.- Il est bon de plus de démasquer l’un des plus grands mensonges que Hugo Chavez, le PSUV et d’autres révisionnistes ont « affirmé » pour nier que le régime vénézuélien actuel est fasciste : ils disent que Hugo Chavez a « gagné les élections » tandis que Mussolini ou Hitler auraient soi-disant été des putschistes qui sont venus au pouvoir par d’autres moyens.
Il s’agit d’une distorsion absolue de l’histoire, puisque Benito Mussolini et le Parti National Fasciste ont remporté les élections législatives de 1924, alors que Hitler et le NSDAP ont remporté successivement les élections de 1930 et 1932, au point que le président allemand Hindenburg était dans l’obligation de nommer Hitler comme chancelier de la République en 1933. Donc, le fait que Chavez a remporté les élections bourgeoises au Venezuela ne veut pas dire qu’il n’est pas fasciste.
12.- Les communistes et les révolutionnaires marxistes-léninistes-maoïstes doivent serrer les rangs contre l’impérialisme et ses marionnettes comme Chavez, faire face au révisionnisme qui tente d’attirer les masses à vivre l’illusion du réformisme.
Que les trotskystes, hoxhaistes, bolivariens, kaustkyens et autres formes soutiennent le gouvernement fasciste de Chavez, ce n’est pas rare, au contraire c’est même absolument inhérent à leur statut d’opportunistse, mais nous ne pouvons pas et ne devons pas laisser qu’au nom du marxisme-léninisme-maoïsme il y ait le moindre doute ou une fissure quant à ne pas cataloguer Chavez comme un fasciste et un pro-impérialiste, un bourgeois bureaucratique et contre-révolutionnaire.
Combattre le chavisme comme partie du combat contre l’impérialisme et la grande bourgeoisie en Amérique latine est un devoir de tous les révolutionnaires véritables.
« Pour comprendre ces luttes aussi amères, atteignant parfois des aspects sanglants, au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, au Nicaragua, etc., entre le gouvernement et les partis (« traditionnels », également appelé entre autres la « partidocratie »), nous devons considérer la thèse partidaire selon laquelle la grande bourgeoisie a deux factions : la compradore et la bureaucratique, dont la compréhension reste la clé pour comprendre le processus politique latino-américain, la clé de la gestion de la stratégie et de la tactique ; cela nous permet de comprendre comment combattre, comment il y a collusion et bataille de la part de la grande bourgeoisie dans chacun de nos pays et nous obtenons une arme pour nous empêcher d’être la queue de l’une ou l’autre faction de la grande bourgeoisie, sous couvert de la bourgeoisie nationale ou du ‘socialisme du XXIe siècle’. » (Revue du PCP Sol Rojo, numéro 29, décembre 2007).

اليسار الصيني بعد ماوتسي تونغ: جولة في المناقشات الأخيرة

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نشرت على موقع Sanhati سانهاتي بتاريخ 16 يوليو 2011
Zhun Xu
تشون شو
الكاتب عضو في قسم الاقتصاد في جامعة ماساتشوستس، أمهرست
ترجمة: راشد سلمان – الكويت
شهد هذا العام زيادة غير مسبوقة في المعارك السياسية بين اليساريين الصينيين عندما بدأت كافة المنتديات والمواقع اليسارية الرئيسية على الانترنت بنشر السجالات السياسية المريرة أو القاسية لمختلف المواقع المعارضة، وقد يستغرب المراقب الخارجي اكتشاف مثل هذه الاختلافات الكبيرة لدى ’’اليسار‘‘، ففي هذه المنتديات تمت مناقشة مختلف القضايا، ولكن رهان العملية السياسية الجارية يحوم حول ما إذا كان يجب أن يكون اليسار حليفا سياسيا للقيادة الحالية للحزب الشيوعي الصيني أم لا، وهل من برنامج سياسي موحد لمعسكر اليسار.
وتسعي أحدي هذه المجموعات الداعمة للحكومة الصينية منذ زمن طويل إلي نشر معظم مشاركاتها في واحدة من أكبر المنتديات اليسارية على الإنترنت في الصين (يوتوبيا، أو وو يو تشى شيانغ) ، وهي تحاول توحيد اليساريين تحت رايتها المؤيدة للحزب الشيوعي الصيني والداعية لإصلاحات في إطار النظام الحالي ’’لاستعادة الاشتراكية‘‘، في حين أن المجموعات الأخرى، والتي تنشر معظم مشاركاتها في منتديات الإنترنت الأصغر انتشارا (نسبيا) ، تتخذ موقفا مختلفا ويجادل بأنّ الاشتراكية لا يمكن أن تبنى في إطار رأسمالية الدولة القائمة.
وبينما تصف المجموعات المؤيدة للحزب الشيوعي الصيني معارضيها بأنهم ’’متطرفين‘‘، فإن خصومهم من المجموعات الأخرى يضعونهم في المقابل في خانة’’ الرجعية والانتهازية.‘‘
ولطالما كانت أوساط اليسار الصيني مختلفة جوهريا في إجاباتها علي السؤال الأكثر أهمية لأي برنامج سياسي:
من هم أصدقاؤنا؟ ومن هم أعداؤنا؟
بعض الاتجاهات (المعسكر اليساري الأول) تجادل علي أنه بالرغم من أن الصين أصبحت إلى حد كبير مجتمعا رأسماليا، وأن هناك صراعا طبقيا بين العمال والأثرياء الجدد بما في ذلك كوادر الحزب الشيوعي الصيني وفئة الكمبرادور، إلا أنها تري أن التناقض الرئيسي هو بين الصينيين كشعب، من جهة، و’’القوى الاستعمارية‘‘ مثل النفوذ الإمبريالي للولايات المتحدة، من جهة أخري.
ويعتبر تشانغ كونجليانغ الأستاذ في جامعة منتسو في الصين الكاتب السياسي الأشهر على شبكة الإنترنت، وفي كثير من الأحيان يعتبر الزعيم الروحي لهذا المعسكر. ورغم أن مقالات تشانغ كونجليانغ تؤكد علي الأهمية الدائمة للصراع الطبقي، إلا أنه يعتبر الصراع العرقي أكثر حيوية بالنسبة له. وللأسف نجد الكثير من الأفكار الرجعية في كتابات تشانغ، على سبيل المثال، ادعى تشانغ مرارا أن الشعوب الأنجلو- ساكسونية (وهو التعبير المفضل لديه لوصف الإمبريالية) لديها خطة إبادة جماعية ضخمة لقتل الشعب الصينى. ولنقرأ كلماته التالية: “الصراع العرقي غيّر جذريا الصراع الطبقي، فلم يعد الصراع الطبقي في أيامنا هذه يعني أو يتعلق حول من يسيطر على الدولة بعد الآن، بل هو يتعلق ما إذا كانت الصين سوف تتعرض للتدمير (من قبل الشعوب الأنجلو- ساكسونية وحلفائها). ولمواجهة خطر ’’الإبادة الجماعية‘‘ لابد من الاحتضان المخلص للحكومة وهزيمة ’’الإمبريالية وحلفائها‘‘ وأيضا ’’اليساريين المتطرفين‘‘ على حد سواء (في الداخل الصيني).
وهناك أناس آخرون يعبرون عن نفس وجهة نظر تشانغ مثل الأستاذ في جامعة بكين كونغ كينغدونغ، وهم يقولون بأن أولئك الذين يريدون الإطاحة بالنظام الحالي من خلال الثورة ما هم إلا مجانين وهم ’’ماركسيون أصوليون‘‘، وليس هناك فرق بينهم وبين الإمبرياليين الذين يقفون جنبا إلى جنب مع حلفائهم الصينيين (الماركسيين الأصوليين).
تحظى كتابات تشانغ كونجليانغ والآخرين بشعبية كبيرة بين القراء الشباب، بما في ذلك الطلاب القوميين و ذوي التوجهات اليسارية. وعلى الرغم من أن معظمهم يدعون مرارا وتكرارا أنهم من الشيوعيين الماويين إلا أنهم في الحقيقة لا يستخدمون التحليل الماركسي. ويودون التخلص من مفاهيم مثل ’’الصراع الطبقي‘‘ و ’’الإمبريالية‘‘ وغيرها من المصطلحات الماركسية، ولكن كما رأينا ، فإن القومية المشبعة ببعض النكهات النازية هي رسالتهم الحقيقية.
آخرون في هذا المعسكر قد لا يحملون بالضرورة نفس أفكار تشانغ كونجليانغ أو كونغ كينغدونغ، ولكن يبدو أنهم متفقون جميعا على أن شعار ’’إنقاذ الحزب‘‘ مطابق تقريبا لشعار ’’الدفاع عن الوطن‘‘ أخذين في الاعتبار وجود الإمبرياليين وفئة الكمبرادور المرتبطة بهم. ولذلك، فإن هؤلاء يميلون إلى الاعتقاد بأن الطبقة الحاكمة في الصين هي في نهاية المطاف صديقة لهم، في حين أن مَنْ يعارض هذه الطبقة الحاكمة ينظرون إليه علي أنه عدوهم.
وفي محاولة لهم من أجل التوفيق بين هذه الرؤية والتحول الواضح لليبرالية الجديدة خلال العقود الثلاثة الماضية، يقولون أن سيطرة الفصيل المعادي لفكر ماوتسي تونغ علي السلطة هو الذي دفع الصين قدما في طريق الرأسمالية، وإذا تحقق ’’للاشتراكيين‘‘ الحقيقيين في الحزب السيطرة على السلطة حينها يمكن للصين أن تتخذ طريقا مختلفا تماما!
وإذا جئنا إلي المعسكر اليساري الآخر (الثاني) نجد أنه يتضمن وجهات نظر مختلفة تماما عن طبيعة المجتمع الصيني والعدو الرئيسي لليسار. وعلى الرغم من أنه لا يزال من الصعب التعميم بشأن سياساتهم، فهم ينظرون إلى أن الصراع الطبقي بين العمال والرأسماليين هي المسألة الأكثر أهمية. فبدلا من تقسيم قادة الحزب إلي فصيلين أحدهما موالٍ للاشتراكية والثاني موالٍ للرأسمالية، فإنهم يميلون إلى التعامل مع جميع قادة الحزب على حد سواء باعتبارهم الممثلين السياسيين للبرجوازية، وكل ما في الأمر أن هذين الفصيلين لهما مواقف مختلفة تماما بشأن كيفية بناء الرأسمالية بأمان (وبالتالي ثرواتهم العائلية).
لذلك، فإنه لا معنى أبدا (في وجهة نظر هذا المعسكر) لأن يصبح الماركسيون حلفاء للحكومة الصينية لمجرد مكافحة ’’الإمبريالية‘‘، وهم يؤكدون في الوقت نفسه علي أن الأعداء يتمثلون في كل من البرجوازية المحلية والإمبرياليين.
من الواضح أن المعسكرين المذكورين يحملان وجهات نظر مبدأية متناقضة حول الصين، ولكننا نتساءل: لماذا بدؤوا فجأة في محاربة بعضهم البعض بينما كانوا علي وفاق نسبي في السابق؟ للإجابة على هذا السؤال ينبغي علينا مناقشة الخلفية التاريخية والمسار الحالي.
بالطبع لا يمكن تصور حدوث مثل هذا الحوار في الصين خلال معظم الثلاثين عاما الأخيرة، فبعد وفاة ماوتسي تونغ في عام 1976 لجأت قيادة الحزب الشيوعي مباشرة لسياسة التخلص السريع من جميع اليساريين في اللجنة المركزية، وبدأت هذه القيادة في اتخاذ طريق التحول الانتقالي الطويل، ولكن الثابت نحو الرأسمالية كما نراها الآن. أما لماذا غيّر الحزب الشيوعي الصيني رسالته فذلك أمر أخر تمت مناقشته في مناسبة أخري.
وللتوافق مع هذه المرحلة الانتقالية تمت إدانة وتجريح (بقدر الإمكان) الفترة الثورية السابقة وأصبح” المجد لمَنْ يغتني” شعار الايديولوجية الرسمية. وتم اعتبار مذاهب الثورة “القديمة” متخلفة عن العصر أو متطرفة أو حتى “رجعية” ولا تتناسب مع التنوير والتنمية في الصين.
بالإضافة إلى ذلك، جلب إطلاق عنان السوق بعض التغييرات الإيجابية المؤقتة في حياة الشعب الصيني في الوقت الذي تم فيه الإبقاء علي بعض العناصر الرئيسية للاشتراكية، مثل مستوي التوظيف الكامل (تقريبا) للأيدي العاملة. لذلك اعتقد المثقفون وكثير من أفراد الطبقة العاملة أن ’’الإصلاح‘‘ هو الطريق السليم، وكانوا يعتقدون أن التناقض الرئيسي في الصين، في ذلك الوقت، يتمثل في الصراع بين النظام القديم والإصلاح.
بالطبع، تغيّر كل شيء عندما واجه الإصلاح الاقتصادي صعوبات كبيرة في أواخر الثمانينيات من القرن الماضي، فقد تأثرت حياة الناس وعانوا من تضخم هائل لم يسبق له مثيل في الصين الاشتراكية، ومن البديهي أن الاستقطاب في زيادة الدخل والفساد المريع ترافقا دائما وجنبا إلى جنب مع اقتصاد السوق. لقد أصبح الناس أكثر وأكثر مرتابين حول الإصلاح الجاري آنذاك وبشأن الحزب الشيوعي الصيني نفسه، والذي أدي، جنبا إلى جنب مع العوامل السياسية الأخرى، إلى مظاهرات سياسية في كل أنحاء البلاد في عام 1989، وهو ما حدث أيضا في البلدان السوفياتية الأخرى. وكان الفارق أن هذه الحركة في الصين قد فشلت بسبب القوة العسكرية، وقد وضع ذلك حدا لفوضى ثمانينيات القرن الماضي.
على الرغم من أن حركة 1989 نفسها نشأت بسبب العديد من النتائج السلبية التي رافقت التحول الليبرالي- الجديد للحزب الشيوعي الصيني، إلا أنه بحلول ذلك الوقت لم يكن هناك وعي ذاتي حقيقي لدي اليساريين ولم يقدموا أي حل ماركسي من قبلهم. بدلا من ذلك، كان قادة الحركة المنحدرين من البرجوازية الصغيرة تنصب رؤيتهم في رأسمالية الليبرالية-الجديدة، وهي في جوهرها لا تختلف كثيرا عن رؤية الحزب الشيوعي الصيني نفسه. فبعد مرور ثلاث سنوات فقط من الهدوء بدأ الحزب الشيوعي الصيني في عام 1992 بالاحتضان الرسمي لسياسة ’’اقتصاد السوق‘‘، وقد تسارعت بشكل كبير عملية التحول إلى الرأسمالية. ومن هنا بدأت في الظهور المعارضات السياسية لنموذج الليبرالية-الجديدة الجاري.
أشار العديد من المثقفين الصينيين إلى تميّز ثمانينيات القرن الماضي بكونها أفضل أيامهم القديمة، نظرا لكونه العقد الزمني الوحيد الذي بدا فيه أن معظم المثقفين الصينيين لديهم توافق في الآراء، ومن الواضح أنه توافق يميني. ولم يعد الحال كذلك منذ تسعينيات القرن الماضي عندما بدأ البعض منهم في إعادة تقييم عملية الانتقال إلى الرأسمالية وإعادة تقدير أهمية الفترة الاشتراكية الماضية 1949-1979، ولم يكن هؤلاء لوحدهم، حيث كان المجتمع بأسره يمر بالتكيف الهيكلي الشامل الذي حمّل العمال والفلاحين كل التكاليف والأعباء.
ففي القطاع الحضري المدني ، خسر الملايين وظائفهم الدائمة بسبب الخصخصة، وبدأت الطبقة العاملة منذ ذلك الحين نضالاتها في كل أنحاء البلاد. ولا يزال هؤلاء المضطهدون (بفتح الهاء والدال) والمستغلين (بفتح االغين) من الجماهير يتذكرون بوضوح أيامهم الجيدة في ظل المجتمع الاشتراكي، لهذا فإنهم لا يملكون إلا الاشتراكية كهدف لهم.
أما في الريف فقد كان التوتر بين الفلاحين والدولة واضحا وملموسا بسبب ركود الإيرادات في مقابل النفقات المتزايدة وفساد وأحيانا عنف البيروقراطيات المحلية.
إن فترة الكفاح الطويلة ضد التحول الليبرالي-الجديد نحو الرأسمالية أدي لولادة اليسار الصيني لمرحلة ما بعد ماوتسي تونغ بين صفوف العمال والفلاحين والبرجوازية الصغيرة (بما في ذلك النخبة المثقفة)، وفي الحقيقة فإن وداع سنوات الثمانينيات ’’الذهبية‘‘ كان بمثابة إعلان البدء في حقبة جديدة من التاريخ السياسي الحديث في الصين.
هناك، على العموم، ثلاثة منابع رئيسية هامة لليساريين في الصين المعاصرة، وجميعها تتفق علي بعض المواقف السياسية المشتركة، ولكن الاختلاف لا يزال قائما في عدد من تلك السياسات.
المجموعة الأولى تمثل المخضرمين من قدامي مناضلي الثورة الصينية في القرن الماضي، وقد عاصر الكثير منهم الحرب الأهلية ومرحلتي القفزة الكبرى إلى الأمام والثورة الثقافية، وربما أيدوا سابقا الانتقال لليبرالية الجديدة ولكنهم تحولوا تدريجيا ضدها. وعلى الرغم من أنهم ليسوا جزءا من الطبقة الحاكمة بسبب انتماءاتهم السياسية، إلا أنه لا يزال لديهم علاقات وثيقة نسبيا مع الحزب الشيوعي الصيني بالمقارنة مع الآخرين.
يتشارك المخضرمون من قدامى المحاربين في هدفهم نحو الاشتراكية رغم أن تفسيراتهم قد تكون مختلفة جدا (إبتداءا من النموذج السوفياتي إلي النماذج الأخرى الأكثر راديكالية)، وهم يحملون مواقف معقدة تجاه الحزب الشيوعي الصيني لأسباب عدة، فمن ناحية، هم يكرهون البرنامج السياسي الحالي للنظام القائم، ومن ناحية أخري، كانوا أنفسهم أعضاء في الحزب الشيوعي الحاكم الذي كان حزبا ثوريا انضموا إليه لما فيه خير الشعب الصيني.
لذا هناك آراء متباينة حتى داخل هذه الجماعة، البعض يجهد في الاعتقاد أنه يمكن توجيه الحزب الشيوعي الصيني نحو الاشتراكية مرة أخرى (على سبيل المثال، إذا تمت تغيير أراء كبار القادة)، والبقية الباقية منهم تنحو بشكل تدريجي لفكرة الحاجة إلى الإصلاح الشامل العميق أو الثورة لبناء الاشتراكية.
انحدرت المجموعة الثانية من متعلمي البرجوازية الصغيرة، وهؤلاء كانوا جزءا من المتمتعين بامتيازات خلال ثمانينيات القرن الماضي عندما حاول الحزب الشيوعي الصيني بناء تحالف سياسي معهم من أجل عزل العمال والفلاحين. وعلي أية حال انخفض الوزن السياسي للبرجوازية الصغيرة تدريجيا مع غياب سنوات الثمانينيات الجيدة لأن الحزب الشيوعي الصيني قد هزم بالفعل العمال والفلاحين، وقد أصبحوا الضحايا الجدد لسياسات التجذير في اقتصاد السوق والخصخصة.
لا تعتنق مجموعة متعلمي البرجوازية الصغيرة هدفا سياسيا عاما، ففي كثير من الأحيان نري سياساتهم ما هي إلا مزيج من عدة عناصر مميزة، بما في ذلك أفكار وتقاليد ’’اليسار الجديد‘‘ الغربي والمشاعر القومية وبعض أجزاء التقاليد الثورية الصينية من حقبة ماوتسي تونغ. ويميل الراديكاليين منهم إلى العمل مع العمال واليساريين الأخرين لبناء مستقبل المسار الثوري إلى الاشتراكية، في حين أن أكثر الليبراليين منهم يفضل نوعا من الديمقراطية الاجتماعية والرأسمالية المقيدة وقد وضعوا أمالهم في التغييرات السلمية من فوق.
المجموعة الثالثة والأخيرة لها جذورها بين العمال، بمن فيهم أولئك الذين مروا بتجارب في إطار الفترة الاشتراكية وأيضا الذين أصبحوا من العمال في وقت أكثر حداثة. العمال لديهم ميل طبيعي معادٍ للرأسمالية، ولا سيما العمال الصينيين الذين عانوا كثيرا خلال مرحلة الانتقال إلى الرأسمالية، ولكنهم كطبقة لم يصبحوا واعين حتى جاءت فترة التسعينيات من القرن الماضي التي شهدت تسريحا للعمال على مستوي البلاد بأكملها. وشهد الجيل الأكبر سنا منهم التناقض الكبير بين عصر ماوتسي تونغ والعصر الحالي ولهذا فهم يملكون إرادة قوية للغاية لإعادة بناء الاشتراكية في الصين، في حين أن جيل الشباب منهم لا يحمل إلا الخبرات المكتسبة في ظل الرأسمالية فقط، وعموما ليسوا متطورين سياسيا وليسوا منظمين جيدا مثل كبار السن، ولكن الاستغلال الشديد من قبل الطبقة الرأسمالية الجديدة جعلتهم يشعرون بالاستياء من النظام القائم.
بشكل عام يمكن اعتبار العمال هم الأكثر ثورية، وخصوصا الجيل القديم، لأنهم ليس لديهم ما يخسرونه في إلغاء النظام القائم. وهم على عكس المجموعتين الأخريين (الأولي والثانية)، لم يعد لديهم أي أمل في الطبقة الحاكمة بعد أن استنفدوا العقدين الأخيرين في انتظار يائس في سبيل ’’التحول اليساري‘‘.
ونتاجا لما سبق، تشكل تدريجيا في اليسار الصيني بعد ماوتسي تونغ المعسكرين الرئيسيين المذكورين في مقدمة المقال، وهما يختلفان عن طبيعة الحزب الشيوعي الصيني، وأيضا يختلفان في وسيلتهما لتحقيق مجتمع أفضل. انضمت الأقسام الراديكالية من قدامى المحاربين والبرجوازية الصغيرة إلى العمال في سعيهم لإسقاط النظام الحالي وبناء الاشتراكية (مع عدم استبعادهم إمكانية الإصلاحات التقدمية)، في حين أن الأقسام الأكثر محافظة منها التقت حول هدف الإصلاح التقدمي (والإصلاحات حصرا) ضمن النظام القائم.
كان الصراع قائما بينهما لفترة طويلة، ولكن لكون اليسار في مرحلة ما بعد ماوتسي تونغ صغيرا حجما وضعيفا نسبيا في العديد من الجوانب المختلفة، ولأن الجناح اليميني كان دائما مهيمنا ومعاديا شرسا تجاه أي معارضة، فإن هذين المعسكرين عملا معظم الوقت جنبا إلي جنب على القضايا التي يتبادلون حولها نفس الآراء، على سبيل المثال، كلاهما يعارض النيوليبرالية والإمبريالية. إضافة إلي ذلك، كلا المعسكرين حمل راية الماوية.
وكملاحظة جانبية، رغم ما تعرض له ماوتسي تونغ من تجريح وإدانة لسنوات عديدة، فإن سمعته لا تزال عالية للغاية بين الجماهير، وهي ترتفع على نحو متزايد.
ومن تجربتي وخبرتي في هذا المجال، من النادر جدا أن نجد في الوقت الحاضر يساريا صينيا نشطا لا يعتبر نفسه من أتباع الماوية، رغم أن مصطلح “الماوية” قد يشير أو يتضمن معان مختلفة.
يمكن توقع إستمرار هذا التفاهم بين معسكر ’’الإصلاح‘‘ و معسكر ’’الثورة ‘‘فقط على أساس أن قوة اليسار لا تزال ضعيفة وأن الطبقة الحاكمة لازالت متشبثة بقبضتها القاسية تجاه جماهير الطبقة العاملة. وعلي أية حال، تغير الوضع دراماتيكيا (جذريا) في السنوات الأخيرة.
أولا، نشأت موجة جديدة من الحركة العمالية، ترافقت جنبا إلى جنب مع اندلاع الأزمة الاقتصادية العالمية، مما أرعب الرأسماليين وكوادر الحزب الشيوعي الصيني بشكل كبير، والذين بدورهم اضطروا إلى البدء في إحداث تغييرات ضمن إستراتيجياتهم للحفاظ على النظام. فالعمل الجماهيري المتزايد ضد الحكومات المحلية أظهر أيضا الاستياء الهائل للشعب الصيني تجاه النظام الرأسمالي الحالي.
ثانيا، مع كشف النقاب عن تناقض الليبرالية الجديدة فإن الكثير من المنتمين سابقا لذوي الياقات البيضاء واليمينيين والشرائح العليا من البرجوازية الصغيرة بدؤوا في الانضمام إلى الجناح اليساري، مما يزيد بشكل ملحوظ من تأثير اليسار.
ولا غرابة بعد ذلك أن ظهرت ونشأت فئة من السياسيين الذين يتصرفون بشكل متعمد أكثر ’’يسارية‘‘ من غيرهم، وأبرز مثال بو شى لاى، الذي هو نجل أحد القادة السابقين للحزب الشيوعي الصيني ويشغل حاليا منصب زعيم الحزب في بلدية تشونغتشينغ، فهو الذي بدأ في السنوات الأخيرة حملة ضخمة بعنوان ’’مجّد الأحمر ودمّر الأسود‘‘. جوهر الحملة يهدف للقضاء على العصابات والمحافظة على حسن النظام الاجتماعي (دمر الأسود)، وفي المقابل تثقيف الناس علي ما يطلق عليه ’’الكتب والأغاني الحمراء‘‘ التي تشمل كلا من الموروثات الثورية وغيرها من الأغاني الأصيلة القديمة (مجد الأحمر).
بو شى لاى، وهو كادر حزبي يمتلك موهبة كاريزمية، يحب أن يقتبس في خطبه من تراث ماوتسي تونغ ويتحدث بأسلوب حماسي وصريح وكأنه زعيم ثوري من تلك الأيام الخوالي (أيام الماضي الجميل). وتستقبل الجماهير بشكل جيد أطروحاته ومناقشاته، وليس من غير الواقعي توقع فوزه بسهولة في الانتخابات العامة (إذا افترضنا إجراءها في الصين). وفي الحقيقة، الذي يطرحه أو يتبناه بو شى لاى ما هو إلا برنامجا رأسماليا واضحا، وليس في هذا البرنامج نموذجا اقتصاديا مختلفا، فاطروحاته تتبني المصانع المستغلة (بكسر الغين) للعمال وتحتضن رأس المال الكبير، مثله مثل غيره في المناطق الأخرى. و محدودة جدا تلك التحسينات في برنامجه، مثل توفير مساكن شعبية منخفضة الإيجار وتحقيق مجتمع أكثر أمنا. وبالتأكيد لا يهدف بو شى لاى لبناء الاشتراكية (رغم التملق)، وعلى الرغم من أن عددا لا بأس به من اليساريين يحاول إقناع نفسه بأنه هو الشخص الذي سيبني الاشتراكية (أو أنه واحد من البناة).
كل هذه العوامل الجديدة تساهم في نهاية الوئام والانسجام بين معسكري اليسار. وهناك الكثير من العلامات التي تشير إلى أن الجناح اليساري الصيني (داخل الحزب) لديه الآن دور سياسي أكبر كما أن بعض الكوادر القيادية بدأت في بعث رسائل ’’يسارية‘‘ إلى الشعب. هذا يعزز حتما الثقة في معسكر ’’الإصلاح‘‘ في استعادة الاشتراكية من خلال الحزب الشيوعي الصيني، كما لو أن الحزب هو جهاز محايد يمكن أن يتحول إلى اليسار أو اليمين اعتمادا على قادته. لقد بدؤوا بالإشادة بشخص بو شى لاى وغيره بإعتبارهم من القادة الاشتراكيين الحقيقيين الذين ورثوا تركة ماوتسي تونغ واتبعوا التقاليد الثورية.
ومع ذلك، يشير المعسكر اليساري الآخر إلى أن’’الانعطاف يسارا‘‘ هو محدود جدا من ناحية المدى ويتسم بالانتهازية من ناحية الممارسة، واعتبروا أنه من غير المقبول أن يكونوا أداة سياسية بيد الطبقة الحاكمة.
وبالتالي ما هي إلا مسألة وقت برأينا حتى يتفجر الخلاف بين المعسكرين.
على أساس السياق المذكور، يمكن فهم الصراعات الداخلية بين اليساريين الصينيين كونها نتائج طبيعية لتطور اليسار وانحسار الليبرالية الجديدة. ونعتقد أن أثارها وتداعياتها ذات شقين.
الشق الأول، ينطوي على أن تأثير اليساريين في الصين وصل إلى مستوى جديد مرتفع بسبب نضالات الشعب المتواصلة ضد الرأسمالية، حتى أن جزءا من الطبقة الحاكمة بدأ عمدا في ’’الاتجاه يسارا‘‘.
الشق الثاني، يواجه الجناح اليساري الآن لحظة تاريخية، فإذا نجح معسكر ’’الإصلاح‘‘ فإن اليسار الصيني سيصبح شريكا سياسيا للحزب الشيوعي الصيني وسيتوقف عن أن يكون قوة ثورية، ولكن إذا استطاع معسكر ’’الثورة‘‘ النجاح بتجذير الجناح اليساري (داخل الحزب) حينها ينبغي أن يكون اليسار الصيني قادرا على لعب دور أكثر أهمية في القضاء علي النيوليبرالية والرأسمالية في الصين والعالم بشكل عام.
إلا أن هناك بعض الأسئلة التي يمكن أن يكون لها تأثيرات هامة على ’’الاختيار‘‘ (للشقين السابقين).
أول هذه الأسئلة، هل النسخة الصينية لدولة الرفاه ممكنة في المستقبل القريب؟ وبعبارة أخرى، هل البرجوازية الصينية مستعدة وقادرة على التخلي عن بعض امتيازاتها وإعادة توزيع جزء من الأرباح والريع لصالح الطبقة العاملة؟
ثاني هذه الأسئلة، هل اليسار الصيني قادر على إيجاد طرق جديدة لتعبئة وتنظيم الجماهير كما فعل بنجاح كوادر الحزب الشيوعي الصيني في وقت مبكر قبل ثمانين عاما؟
إجاباتي على هذين السؤالين هي: لا للأول ونعم للثاني، ولكن بالطبع وحدهما الوقت والممارسة هما الكفيلان بالإجابة

Fascism and the Left

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This was a document that was circulated within the Red Eureka Movement (Australia)in late 1980.

A major theme in left wing propaganda is opposition to fascism. Quite often relatively moderate opponents of the left are described as “fascists”.
Yet scratch a “Communist” and one quite often finds a fascist underneath.
The regime that began with the October Revolution is now a fascist dictatorship. In China too, since the defeat of the Cultural Revolution many revolutionaries have been executed and the right to speak out freely, hold great debates, put up big character posters and so on has been officially and formally repudiated.
The degeneration of Communist Parties in power is a separate problem calling for a separate analysis. But what about the degeneration of parties holding no power?

THE CPA (ML)
Our experiences with the “Communist Party of Australia (Marxist-Leninist)” were sufficiently frightening to require some deep analysis. Almost any split is accompanied by outraged cries of “unfair” or “undemocratic” from the losing side, so it seemed undesirable to distract attention from the fundamental issues at stake by going into details of who done what to who. But another reason why we never got around to it was probably embarrassment at ever having been involved with such a sick group.
The bankruptcy of Australian nationalism as an ideology for communists is now pretty apparent, while the question of whether China has gone revisionist has been settled by open proclamations from the Chinese leadership themselves. Although Vanguard keeps coming out each week, the people behind it seem pretty discredited and there is little need to discredit them further.
In Adelaide the “Worker Student Alliance for Australian Independence” has disintegrated, along with its newspaper People’s Voice. In Melbourne the entire editorial collective of Independence Voice quit some time ago, there was no “Independenceplatform” at Mayday, the “Australian Independence Movement” is virtually defunct and supporters of this line have been completely routed in “Community Radio” 3CR. The Australia China Society is unable to defend the new regime in China and little has been heard from the CPA(ML) in the trade union movement either.
As a complete expression of E.F.Hill’s bankruptcy we have the suggestion in “Australian Communist”, that they want unity with us (previously described as “Soviet agents”). Hill has even signed an article proposing reunification with the CPA in “one Communist Party” (presumably because the Chinese revisionists, having recently re-united with their Italian and Yugoslav colleagues, also wish to re-establish relations with the CPA, leaving Hill out in the cold).
The thuggish behaviour of the CPA(ML) supporters in attempting to intimidate their opponents is well known. Both intellectual and physical thuggery, in 3CR and elsewhere, has become so notorious that the only “broad united front” they have been able to create has been that directed against themselves. They have also become notorious for openly preferring to ally themselves with various Nazis and other fascists against the Soviet Unionrather than trying to unite the people, and especially the left, against Soviet imperialism on the basis of progressive principles. Their main political theme these days is the united front they claim to have with Malcolm Fraser,who nevertheless remains quite unaware of their existence. As for China, they openly say they would rather not talk about it, even though China was, and is, central to their whole political outlook.
These facts are mentioned, not to kick a dead horse, but to emphasise that the horse really is dead and to confirm that the additional facts about it cited below are genuine observations and not just part of some ongoing sectarian faction fight.
OTHERS TOO
The more or less open fascism of the CPA (ML) has resulted in that group being simply dismissed as “crazies”. But in fact they are only a more extreme expression of problems that exist, less overtly, throughout the left. Indeed it has been noticeable in 3CR for example, that the excuse of “keeping out the crazies”, has been used to justify appallingly manipulative and undemocratic behaviour (e.g. elected listener sponsor representatives voting against explicit directives from a large general meeting of listener sponsors). People who would be shocked and indignant about that in other contexts have made excuses for it when their own friends are doing it. Really how far is it from making excuses to acting in the same way? And how far from there to ending up just like the “crazies” themselves?
Also the fact that Chinaand the Chinese parrots are anti-Soviet (and Reagan, Thatcher, Fraser etc) has become an excuse to actually apologise for Soviet actions that would be called “fascist” if American was doing it. Indeed many quite non-crazy “left liberals” have been prepared to go through the most amazing mental contortions to justify the Vietnamese occupation of Kampuchea or to minimise the significance of Soviet aggression elsewhere. Rather than agree with “right-wingers” (like Churchill), they prefer to apologise for fascists (like Hitler).
Where was the left wing outrage (as distinct from concern) when Polish workers were being denied the elementary right to form free trade unions? Why do “militants” in “left-wing” unions take delight in the same bureaucratic manoeuvres their opponents use to stay in power? Why are splits in left wing groups so common and so nasty?
In Australiamany other groups supposedly on the left have exhibited a personal intolerance comparable to the Chinese parrots, and also a comparable willingness to apologise for reactionary regimes in other countries, provided those regimes pay lip service to “anti-imperialist” principles. (Vietnam, Cuba, Iran, Libya… name a country that is suppressing some other country or trying to impose some medieval religion on its people and you will find a “left” group wildly enthusiastic about it.) Scanning overseas “left” newspapers one gets the impression that narrow minded religious bigotry is pretty common, and even where it is not taken to extremes, it is still present. No wonder so many on the “left” thought a fellow zealot like Khomeiny would be progressive for Iran.
The undemocratic tendencies of “Leninists” is a common theme in anti-Communist propaganda – from open representatives of the bourgeoisie, from Social Democrats, from Anarchists, from “Left” or “Council” Communists and what have you. Nevertheless, attacks from our opponents should be taken seriously, and indeed have been taken seriously by the classic exponents of Marxism.
CHINESE FASCISM
This question was especially taken seriously in China and some of the material from the Chinese Cultural Revolution is very valuable for understanding the emergence of fascist tendencies among alleged “Communists”.
For example Mao Tse tung’s unpublished works, and the material criticizing Lin Piao (the “successor” who turned out to be a fascist). The Cultural Revolution was after all a direct struggle between revolutionaries and counter-revolutionaries who both purported to be part of the “left”. The concept of fighting bourgeois ideas disguised as “left” ideas was crucial to unleashing the 1960s upsurge and will be crucial again. It was necessary to challenge the “peace” ideas that were dominant in the left in the 1960s and it will be necessary to challenge the views that are dominant now – many of which are again crystallised in the eclectic mishmash of the “CPA”.
In the “gang of four’s” Peking University Journal of September 1, 1976 there is an important article on “The Bureaucrat Class and the Dictatorship of the Proletariat”:
…We must further recognise the high concentration of political and economic powers under the dictatorship of the proletariat. If the bureaucrat class succeeded in usurping power and in its restorationist conspiracies throughout the country, then it would continue to flaunt the banner of socialism, take advantage of this high concentration of political and economic powers and turn the democratic centralism of the proletariat into the fascist centralism of the bureaucrat class.
In controlling and manipulating the means of production and the product of Labor, these bureaucrats will be far more powerful than any previous exploiting classes and their political representatives, than the slave owners and feudal rulers who claimed that “all land under the sun is my territory and all people on earth are my subjects”, and than the bureaucrats and financiers in capitalist countries…In a similar vein, the present day new tsars behave much worse than the old tsars…
(Translation from Selections from People’s Republic of China Magazines No 895, American Consulate General, Hong Kong. Reprinted in Study Notes No 6, Red Eureka Movement, August 1978)
This article also goes into the question of the transformation of authority into capital and capital into authority, which is relevant to an understanding of imperialism in the West as well as in the Soviet Union and China.
Western bourgeois democratic society is heading towards an acute crisis and upheaval as another Great Depression and a Third World War develop. The outcome can be Communist Revolution or some form of fascism or social-fascism. We could face a new ruling class more powerful than the present one. It largely depends on how clear the left is on what we are fighting for and what we are fighting against and how sharply we can draw the line against perpetuating the old system of exploitation in our own practice. If the left continues to whinge about capitalism, and even oppose it from a reactionary perspective then it cannot hope to inspire people to fight for something fundamentally different.
Indeed, just as one would have to defend the national independence that Western and Third Worldcountries have already achieved, from Soviet “socialist” imperialism, one would also have to defend the achievements already won by the bourgeois democratic revolution from attack by alleged “socialists” who want to go backwards to a more oppressive society.
DEMOCRATIC CENTRALISM
If the democratic centralism of the proletarian dictatorship can be easily transformed into the fascist centralism of the bureaucrat class in a developing socialist country, then what about democratic centralism in Leninist parties out of power? Is this an argument against democratic centralism and proletarian dictatorship, as anarchists and others insist?
The answer to this argument is that there never can be a guarantee against proletarian dictatorship turning into its opposite, and Communists in power must always be prepared for transition to underground life as Communists in opposition to capitalist roaders in power. Likewise in Communist Parties generally – one must be prepared to rebel and to be expelled for rebelling.
But if there was no democratic centralism and proletarian dictatorship then it would be quite impossible for the revolutionary ideas held only by a minority in capitalist and socialist society to be centralised and dominant and in that case the bourgeoisie holds power anyway. So weakening democratic centralism is not the answer. On the contrary, it needs to be strengthened to keep fascists out, on the same argument that the left cannot afford to be pacifist and must learn the use of arms if it doesn’t want warmongers to hold power.
Proletarian dictatorship means just that. It does not mean dictatorship over the proletariat by some bureaucrats. It means a political system in which the working class can really wield political power – something that can be achieved by workers councils led by a revolutionary party and cannot be achieved by parliamentary institutions or by milling around in confusion.
Democratic centralism also means just that. It does not mean the leadership imposing decisions on a reluctant membership. It means that the abstract “parliamentary” right which almost all organisations give their members to ultimately take decisions, is made real by conscious leadership of the decision making process to make it “from the masses, to the masses” and so make it actually work without manipulation or obstruction.
This article is not a plea for everybody to be more tolerant of everybody else. It is a call for sharper defence of our basic principles and less tolerance of attempts to undermine them. One cannot be a Communist if one is not first a democrat. The democratic revolutionaries of England, Franceand so on in earlier centuries had no hesitation about chopping off the heads of their aristocratic opponents and neither should we.
Fear of strengthening democratic centralism is really fear of struggle. Such fear is fully understandable in the present situation, and a lot better than blinkered complacency. But it must be overcome.
The quote from Orwell’s “Road to Wigan Pier” in “the Personal is Political” (Discussion Bulletin No 9) rang a few bells and is worth repeating:
…..”Socialism” is pictured as a state of affairs in which our more vocal Socialists would feel thoroughly at home. This does great harm to the cause. The ordinary man may not flinch from a dictatorship of the proletariat, if you offer it tactfully; offer him a dictatorship of the prigs,and he gets ready to fight.
We should be ready to fight against the dictatorship of the prigs and to do this it is necessary to understand the transformation of Communists into prigs.
ARE WE DIFFERENT?
If we take Lin Piao for example, there is no doubt that he did make contributions to the Chinese revolution before emerging as an outright fascist. The superstitious Mao cult he built up in opposition to Mao had definite roots in China’s feudal past, but also struck a chord among Western “Maoists”.
Ted Hill now appears to be nothing more than a follower of Liu Shao-chi, then Lin Piao (as a major cult advocate) then Liu Shao-chi again, or whoever may hold power in Chinaat any given moment. But some of his analyses of revisionism,parliamentarism and trade union politics in publications like “Looking Backward; Looking Forward” are still valuable and he once made a point of opposing sacred cows and stereotypes and supporting rebellion.
Things were drastically wrong with the CPA(ML) long before we parted company and people are entitled to ask how we got mixed up with them and why we should be regarded as any different. If we are to be any different then we must analyse the thin dividing line that appears to exist between being a Marxist-Leninist or “Maoist” on the one hand, and being a lunatic or a fascist on the other.
There is little need to “expose” the CPA(ML) leadership now in view of its obvious degeneration. But the roots of current fascist attitudes do need study, so the following facts are placed on the record for our own benefit rather than for the benefit of anyone still taken in by Hill.
SOME FACTS
1. There never was anything remotely resembling democracy within the CPA(ML). This became obvious when concrete disagreements made it necessary to have a proper discussion and take a decision. But it should have been obvious even when people thought they were in agreement.
2. As soon as a disagreement in principle was announced “through the proper channels” etcetera, the immediate response was to launch vituperative attacks on individuals – at first surreptitiously behind their backs and then openly in Vanguard.
3. The very idea of discussing the differences was repudiated and “security” was abused to tell people that there had been a full democratic discussion, which they just didn’t happen to be part of.
4. As a matter of fact it turned out that no Central Committee actually existed. One member of the Red Eureka Movement discovered that he was supposed to be a CC member after wanting to express his views to the CC. This must be some sort of record in the international communist movement!
5. Other members of the Red Eureka Movement who were both on the Central Committee and knew it , were able to expose the lie that there had been some kind of Central Committee discussion about China and that documents expressing opposition had been circulated to the Central Committee etc.
6. Individual party members had to go outside the “channels” to get any kind of discussion and then discovered that the “channels” didn’t really exist. Now others who accepted this are finding the same situation.
7.It was not a case of discussion being suppressed arbitrarily and decisions usurped, but of there being no provision whatever for seriously discussing and reversing a policy disagreed with.
8. This situation which existed long before it came to a head was put up with by people who would rebel strongly against similar fascist practices in any other social institution.
9. Many people on becoming aware of it, and seeing people branded as Soviet agents etcetera, took a cynical attitude that this was wrong but not a major question of principle requiring them to take a stand.
10. Our initial reaction to all this shit was not to launch a public struggle as in the Cultural Revolution or in accord with our own experiences in the 1960s. Instead we had great hangups about “the party” and organised semi-conspiratorially.
11. Despite being a very small group, since breaking with the CPA(ML) leadership we have not been able to resolve internal disagreements in a civilised, let alone comradely manner, but have had two further splits. While nowhere near as bad as Hill’s, these have also involved strange behaviour that would not be tolerated in most community organisations and should not be tolerated on the left. Moreover they have occurred in a situation where we are not leading any great revolutionary struggle and no pressing life or death decision was at stake.
LIFE WASN’T MEANT TO BE EASY!
We did not fully realise it at the time, but there was little alternative to the apparent extremism of Hill’s stand because there really wasn’t any possibility of a discussion. If he had agreed to a discussion, what could he possibly have said? And if the CPA(ML) did not follow China religiously, what else could it do? We cannot blame Hill for our own naivety.
We only realised how difficult most people find it to rebel and think for themselves once we had broken with Hill and company. “Stalinists without a country” was the contemptuous Trotskyist label, and there is something in it. It really is enormously easier to at least think you know what you’re doing when there is some “socialist motherland”backing you up. (Or a “Fourth International”, a “great leader” or some other crutch).
For non-revolutionaries its fairly easy to maintain a political position sustained by one or other of the reformist currents in mainstream bourgeois society. But in a non-revolutionary society and with no back up from a revolutionary society, it requires real effort to develop a revolutionary program. How much easer it would have been if we could have forgotten that we didn’t have such a program by simply pretending to ourselves that China, or Albaniaor somewhere was revolutionary and that supporting them would somehow produce a revolution here. Or by pretending that if we were all more dedicated, we would figure out where we were going while getting there.
Its interesting to note how even people with no attachment to Russia, China or Albania have managed to persuade themselves that Vietnam is still worth supporting and feel a deep and personal threat to their whole ideology when this is questioned. Or how people leaving REM because it hasn’t been getting anywhere who know perfectly well what’s wrong with the political line of the Revolutionary Communist Party (USA), are nevertheless attracted by the reassuring certainty of that group’s proclamations.
“Idealism and metaphysics are the easiest things in the world, because people can talk as much nonsense as they like without basing it on objective reality or having it tested against reality. Materialism and dialectics, on the other hand, need effort. They must be based on and tested by objective reality. Unless one makes the effort, one is liable to slip into idealism and metaphysics.”(Mao Tsetung)
PRIESTS AND HORSES
Judging from overseas literature, the temptation of closed minded religious fanaticism is very strong in this situation. It provides a certainty that would otherwise be lacking and puts an end to all confusion,doubt,cynicism, liberalism and so on.
But this way out is the way out of the movement.It means joining the innumerable sects that are much better organised and disciplined than we are, and are able to get more done precisely because they do not have the “burden” of really having to think out a revolutionary line.
We did not hesitate to reject the “security” of blindly following China, Albania or anybody else so we should not regret the consequences.
One consequence is that we are in some respects more vulnerable to confusion, doubt, liberalism, cynicism and so on than other left groups that feel more confident about their (manifestly wrong!) lines. The reason horses are given blinkers is that it keeps them working away steadily without getting distracted by things they might see.Groups that have attached themselves to a foreign state, or that merely reflect a reformist current in mainstream bourgeois ideology, have a secure basis for their activity and can work away at it for years after it has ceased to have any social relevance or has become purely reactionary.
The same can easily be true of “revolutionary” groups that feel secure, or pretend to feel secure in their “correct line”. They can whip up a great frenzy of activity, full of sound and fury, but signifying nothing. Take a look at the Communist Workers Party or the Revolutionary Communist Party (USA). On many points we would be in full agreement. They have a similar analysis of China and Albaniato ours and they certainly do make a clear distinction between communist revolution and the bourgeois reformism advocated by most “revolutionaries”.
On international questions of very great significance they appear to have a fundamentally wrong analysis, But even more important, their whole approach to “correct line” politics seems alien. They are certainly not paralysed by liberalism like we are – but so what?
While confusion, doubt, liberalism, cynicism and so on persist we will remain unable to accomplish very much, including theoretical work:
“We must have faith in the masses and we must have faith in the Party. These are two cardinal principles. If we doubt these principles, we shall accomplish nothing.”(Mao Tsetung)
But the only basis for faith in the Party is confidence in the soundness of its analysis and line. Once we have grounds for such faith we will be able to accomplish something, but not before. (And of course once we do, we will again have the problem of blind faith and the potential for people to continue following a leadership that has proved itself worthy of confidence, long after it has ceased to play a progressive or revolutionary role. But then it would be at a higher stage of the spiral).
Demands that people pull themselves together, combat liberalism or what have you, will not solve the problem of lack of faith. This is an atheistic age and real communists are atheistic people. Our only God is the masses and the only basis for our faith is scientific analysis of reality.
The situation we are in calls urgently for working out where we are and where we are going. Without that , calls to press on more resolutely and with greater vigour will only result in people getting more lost.
CHIN UP, BACK STRAIGHT, EYES SHUT!
It is conservative, not revolutionary to promote “leadership”, “organisation”, “doing things”, “collective life” and so on without a clear perspective for liberating people from oppression. Defenders of the status quo habitually make such appeals and every organisation, revolutionary or not, naturally wants to be as effectively organised as possible (and most sewing circles and amateur theatrical societies are probably a lot better organised than REM). But it is quite wrong to see the organisational reflection of our confusion as the central problem instead of dealing with the confusion itself. (As for any who are not confused, they would have an even greater problem. Take off the blinkers!)
Communism is not the only ideology opposed to liberalism. Fascism opposes liberalism too. It is one thing to want to widen and deepen and ultimately transcend democracy by going beyond such mere forms as majority voting. It is quite another thing to declare that ones policies have proved their own correctness and deliberately exclude others from even a vote, let alone a real say, on the matter. Yet we have repeatedly experienced this kind of behaviour not just from enemies, but from comrades who probably really do want to be revolutionaries.
The fact that people like Lin Piao or Ted Hill could turn out to be fascists and that we could go along with a load of shit for a long time should alert us to the dangers. When people on the left start acting like people on the extreme right they must be pulled up sharply and told “You’re Ill” before the disease becomes incurable and before it spreads.

فيكشن: اكتشاف وصيّة خالد بكداش التي ظُنّ أنّها ضائعة

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يوسف بشير موقع “درج
FICTION
عُثر مؤخّراً على وصيّة الزعيم الشيوعيّ السوريّ خالد بكداش الذي رحل عن عالمنا في 1995. في ما يلي ننشرها بعدما ساد الظنّ قبلاً بأنّها فُقدت، وفيها يُبدي بضعةَ آراء بسياسيّين وقادة عرفهم وعايشهم:
“سأبدأ بالقول إنّني، عبر هذه الحياة المديدة، كرهت وأحببت واحتقرت وحسدت أشخاصاً كثيرين، لكنّ أكثر مَن انتابتني حيالهم مشاعر حادّة هم شخصان كرهتهما وشخصان أحببتهما وشخصان احتقرتهما وشخصان حسدتهما.
فأنا كرهت خصوصاً جمال عبد الناصر وميخائيل غورباتشوف. ذاك أنّ حزبنا، في أواسط الخمسينات، كان في ذروة صعوده. أنا انتُخبت نائباً عن دمشق في 1954 بـ 17 ألف صوت، واستطعنا فرض صديق الحزب عفيف البزري رئيساً لأركان الجيش السوريّ. حزبنا كان ينمو ويتمدّد يوماً بعد يوم. صرنا موجودين بقوّة في المدن والأرياف، حتّى أنّ أكرم الحوراني، المتظاهر بأنّه حليفنا، راح يتخوّف من “سيطرة الشيوعيّين على سوريّا” ويحرّض علينا. هكذا جاؤونا بعبد الناصر كي يحكمنا.
كنت الوحيد في مجلس النوّاب السوريّ الذي لم يحضر جلسة المهزلة للتصديق على الوحدة مع مصر. لقد تركت احتفالهم الأبله وركبت الطائرة التي أقلّتني إلى براغ وموسكو.
فجأة لم أعد أنا قائدَ الجماهير الكادحة. لم يعد هناك من يهتف: “خالدٌ يهدي خُطانا/ في طريق الخالدين”. جمال عبد الناصر بات كلّ شيء. هو الزعيم. هو المعبود. حين جاء إلى دمشق احتشدت مئات الآلاف. حملوا سيّارته في مظاهرات استقباله. أحسست أنّه يأخذ منّي كلّ ما أملك وكلّ ما صنعت. حتّى مواصفاتي الشخصيّة، كرجل طويل ووسيم وأنيق، فضلاً عن خطابتي التي كانت تلهب الجماهير، استولى عليها هذا الضابط المصريّ الذي كان في عمق أعماقه فاشيّاً متأثّراً بموسوليني. لقد قُتل وعُذّب الشيوعيّون، المصريّون قبل السوريّين، في سجونه، ومع هذا استطاع أن يخدع رفاقنا السوفيات. وأنا لا أزال أجزم أنّه أميركيّ الهوى، لو لم تمتنع واشنطن عن تمويل سدّه العالي، لما جاء أصلاً إلينا.
الشخص الثاني الذي نافس عبد الناصر على كراهيتي كان ميخائيل غورباتشوف. من أين أتانا هذا الوغد؟ لا شكّ أنّ الإمبرياليّين دَسّوه في قيادة الحزب الشيوعيّ السوفياتيّ. العناصر اليهوديّة لا بدّ لعبت دوراً في ذلك. هذا الرجل دمّر الاتّحاد السوفياتيّ. دمّر كلّ ما لدينا وبدّد كلّ ما صنعناه. كنت دائماً على يقين بأنّ القوّة الثوريّة الأولى في العالم هي الاتّحاد السوفياتيّ، تليها الأحزاب الشيوعيّة في أوروبا، لا سيّما الحزب الفرنسيّ. أمّا ما كنّا نسمّيه حركة تحرّر وطنيّ فهذه لم أحملها مرّةً على محمل الجدّ. إنّهم خلائط قوميّة وقبَليّة ودينيّة متخلّفة. غورباتشوف دمّر كلّ شيء، وكان الحزب الشيوعيّ الفرنسيّ قد تراجعت قوّته كثيراً بسبب تكالب القوى البورجوازيّة والمتآمرة عليه.
لقد أشعرني غورباتشوف بموت يسبق الموت الفعليّ. باللاجدوى والعطالة. أنا خالد بكداش، الذي كان يستقبلني كبار الرفاق في بلدان الكتلة الإشتراكيّة، ويستضيفونني في أبهى البيوت، وأحياناً القصور، صرت أصل إلى تلك البلدان كما يصل أيّ شخص آخر: أفتّش عن حقائبي في المطار ثمّ أحملها بيدي وأتوجّه إلى فندق شعبيّ رخيص.
يستحيل أن تغفر حركة الطبقة العاملة لغورباتشوف أفعاله. هذا الوغد استسلم للإمبرياليّة ودمّر الصرح الذي بناه لينين وستالين.
والحال أنّ هذين هما أكثر مَن أحببت في حياتي. فلاديمير إيليتش صانع الثورة الكبرى الذي علّمنا كيف نبني الحزب الحديديّ. لقد برهن لينين أنّ دور القائد في التاريخ أكبر قليلاً ممّا اعترفتْ به ماركسيّة ماركس وإنغلز. تخيّلوا لو أنّ قيادة الثورة كانت في يد شخص كتروتسكي أو شخص كبوخارين. الأوّل كان مشبوهاً لم يتخلّص من أصول يهوديّة كانت مشبوهة بدورها. يساريّته المتطرّفة وتعويله على عمّال أوروبا كانا كفيلين بتدمير التجربة في مهدها. أمّا بوخارين اليمينيّ فكان نفّذ ما نفّذه غورباتشوف قبل سبعين عاماً على الغورباتشوفيّة. كان سلّم الاتّحاد السوفياتيّ العظيم للبورجوازيّة والفلاّحين ومن ورائهم الإمبرياليّة.

وأمّا ستالين، أب الشعوب، فلا تمضي ليلة إلاّ أراه في أحلامي. أراه واقفاً على شرفة الكرملين يبتسم واثقاً بحركة التاريخ فيما يهدي الانتصارات للشعوب والطبقة العاملة. ولأعترف الآن بأنّني لم أطمح إلى شيء كطموحي أن أكون ستالين سوريّا. لقد ظهر حتّى في أوساط الشيوعيّين مَن عابوا عليّ عدم عقد مؤتمرات أو إجراء انتخابات حزبيّة. هؤلاء الأغبياء لا يعرفون أنّ وجود قائد تاريخيّ كخالد بكداش يُغني عن ذلك كلّه. فلماذا نبدّد جهودنا في المؤتمرات والانتخابات؟!. لقد قدت حزبنا على مدى 62 عاماً متواصلة فجعلته حزباً عظيماً ولم أرتكب خطأ واحداً. هؤلاء أنفسهم من عابوا على ستالين عنفه وقمعه، ولم ينتبهوا إلى أنّه جعل من الاشتراكيّة كتلة ضخمة من البلدان المتراصّة بعدما انحصرت طويلاً في بلد واحد. هؤلاء يتحدّثون كالليبراليّين التافهين. إنّهم لم يقرأوا كتاب “الدولة والثورة” ويظنّون أنّ الإشتراكيّة إنّما تُبنى بتوزيع الشوكولا على البورجوازيّة.
لهذا شعرت، على رغم التظاهر بالعكس، بالكثير من الاحتقار لنيكيتا خروتشوف. هو الذي عقد ذاك المؤتمر العشرين البائس لنقد الستالينيّة وما سمّوه عبادة الشخصيّة. لقد قتل الرفيق بيريا الذي كان يُرهب أطفال البورجوازيّين والمتآمرين وهم في أسرّتهم. لكنّ خروتشوف، على رغم مكابراته، اضطرّ أن يعتمد الحلّ الستالينيّ يوم تآمرتْ هنغاريا بزعامة الخائن إيمري ناجي. لقد سحقهم كأنّهم ذباب. وخروتشوف، ذاك الفلاّح الأبله، هو من ورّطنا بعبد الناصر ومَن يشبهونه من قادة قوميّين وبورجوازيّين صغار. قال لنا: حلّوا أحزابكم واندمجوا في تنظيمات عبد الناصر! حدّثنا عن طرق لارأسماليّة إلى الاشتراكيّة وطالبنا بأن ننسى الآلام التي نزلت بنا في سجونه. هذه هرطقات محضة اضطررتُ طويلاً إلى التظاهر بقبولها حرصاً على صلتي بالمعسكر الاشتراكيّ. فأنا أدرك منذ شبابي في دمشق أنّ هذه القوميّة العربيّة، التي كانت باستمرار تتذكّر أصولي الكرديّة وتذكّر بها، لا يمكن إلاّ أن تكون شوفينيّة وبغيضة.
لكنّ الشخص الثاني الذي احتقرتُه لم يكن إلاّ فرج الله الحلو. هو أيضاً فلاّح ساذج كان يتوسّم في نفسه قيادة الطبقة العاملة. كانت علاقته بالشيوعيّة كعلاقة رهبان الأديرة بالدين، لا يقارب النساء ولا يشرب الخمر ولا يغيّر ملابسه الداكنة المتقشّفة. يعيش في أيّ مكان مهما كان بسيطاً ويأكل أيّ شيء ممّا لا يؤكل. هذا زعيم ريفيّ يصلح، في أحسن أحواله، مختاراً لقريته حصرايل. القائد ينبغي أن يفتن الجماهير ويسحرها أيضاً، لا أن يكون مجرّد مفتون بها أو مسحور.
فؤاد الشمالي كان نقابيّاً تدرّب في مصر على النضال العمّاليّ. مع هذا، استطعت بسهولة أن أزيحه، فكيف لا أزيح هذا الفلاّح البسيط؟
ذات مرّة تحذلق فرج الله وتحدّث عن “عبادة الشخصيّة” في الحزب. كان يقصدني، فقلتُ لنفسي: إنّ غداً لناظره قريب. رحت أترصّده إلى أن أدلى بموقفه القوميّ التافه محتجّاً على تقسيم فلسطين. كيف يمكن أن تُترك قيادة حزبنا لجاهل لا يعرف أنّ تأييد الموقف السوفياتيّ هو دائماً معيار الثوريّة والتقدّميّة؟ قررت حينذاك أن أحطّمه فكتبت “رسالة سالم” وقلت له: إمّا أن توقّعها كنقد ذاتيّ أو أن تُطرد من الحزب. صار يبكي ويتوسّل: لا تطردوني! قلت: إذاً وقّع على الرسالة، والرسالةُ كانت تمتلىء بإهانته وتحقيره واعتذاراته عن التطاول على قيادتي وعلى الموقف السوفياتيّ.
تأمّلوا: فلاّح حصرايل يتحدّى قرار الرفيق ستالين!
لكنّ غباءه كان أبعد من ذلك: في 1959، حين كان رفاقنا في سجون عبد الناصر وعبد الحميد السرّاج، وحزبنا مفكّكاً، طلبت منه أن يتوجّه إلى سوريّا لإعادة بناء الحزب. قلت في نفسي، وأنا أتجوّل بين موسكو وبراغ الرائعتين، إنّه سيعترض على تنفيذ قرار كهذا، قرارٍ قد يؤدّي إلى موته. لكنّ الأبله ذهب. ربّما فعل خوفاً من أن يتسبّب الاعتراض بـ “رسالة سالم” ثانية. هناك في دمشق، حصل المتوقّع. اعتقلوه لحظة وصوله وقتلوه وذوّبوا جثّته بالأسيد. كلّنا كنّا نعلم ذلك ولا نقوله.
كم كان ساذجاً. بعض رفاقنا العراقيّين من صغار السنّ الذين لم يعرفوه غنّوا له وقالوا إنّ حزبنا هو “حزب فرج الله وفهد”. لا يا رفاق، حزبنا هو حزب خالد… خالد وحده.
هل يُعدّ هذا من قبيل تضخّم الأنا عندي، كما قال ويقول البعض؟ أبداً. إنّه من قبيل الحرص على أن يكون القائد قائداً فعلاً، وأنا وحدي من بين هؤلاء مَن كان يتمتّع بالمواصفات القياديّة.
لهذا حسدت حافظ الأسد وياسر عرفات اللذين صارا قائدين، وهما لا يملكان شيئاً من هذه المواصفات. لم أكرههما، فهما لم يستحقّا كراهيتي، لكنّني حسدتهما.
حين كان حافظ الأسد يجلس على رأس الطاولة التي تجتمع حولها “الجبهة الوطنيّة التقدّميّة”، كنت أقول لنفسي إنّه يجلس على الكرسيّ الذي ينبغي أن يكون لي. هذا الضابط إنّما يقتصر كلّ ذكائه على تدبير المؤامرات والمكائد، وأنا مع احترامي للمؤامرات والدسائس التي قد يحتاجها العمل الثوريّ، أميّز بين نوعين منها: النوع المحصّن بتعاليم الماديّة التاريخيّة والماديّة الجدليّة وبخبرة الطبقة العاملة، والنوع الذي لا يملك في جعبته إلاّ الترّهات البورجوازيّة الصغيرة، الخطابيّة والإنشائيّة، لميشال عفلق وزكي الأرسوزي.
لقد كان الرجل مهذّباً معي، وأنا كنت مضطرّاً أن أبدو مهذّباً معه لمعرفتي بالثمن الباهظ لأيّ سلوك معاكس، فضلاً عن تشجيعه على المضيّ في التحالف مع الاتّحاد السوفياتيّ. لكنّه لم يكفّ عن إضعافي وإضعاف حزبنا وكان يتلذّذ بذلك. لقد قبل أن يضمّ إلى “الجبهة” جماعة ذاك التافه يوسف فيصل بوصفها حزباً شيوعيّاً آخر! وهو كان مستعدّاً أن يضمّ جماعة قريبه الذي يفوقه تفاهة، رياض الترك، كحزب شيوعيّ ثالث، إلاّ أنّ الترك هو من عاداه. ذاك الترك، الذي كشفه العلماء السوفيات مبكراً بوصفه قوميّاً في زيّ شيوعيّ، رأى قيادة البروليتاريا العربيّة معقودة لـ… ياسر عرفات!
وأنا، في الحقيقة، أخجل بالقول إنّني حسدت تلك الكميّة الضئيلة المسمّاة عرفات. مع ذلك حسدته لأنّ قضيّته الفلسطينيّة جعلت منه زعامة عالميّة. لقد سرق كنيتي التاريخيّة: أبو عمّار. صار هو، لا أنا، أبا عمّار.
وأنا، من البداية، لم أحمل هذه الثورة الفلسطينيّة وقضيّتها على محمل الجدّ: ثورة مخيّمات، أي جماعات غير منتجة وبلا طبقات! ثورة تقوم على النفط الخليجيّ الرجعيّ وعلى عواطف نوستالجيّة إلى قطعة أرض أقيم فوقها مجتمع كامل أكثر تقدّماً بكثير. وهذا فضلاً عن الشخصيّة المقزّزة والمداهنة لعرفات. لقد صنعنا في الأحزاب الشيوعيّة منظّمة “الأنصار” وطلبنا من “جيش التحرير الفلسطينيّ” أن يدرّبها. لم نقاتل، لكنّنا تظاهرنا بأنّنا سنقاتل لأن جماهير الأعاريب يحبّون ذلك. تأمّلوا: لقد اضطررنا إلى كلّ هذا التظاهر بما لا يشبهنا من أجل أن نرضي مَن؟ السيّد ياسر عرفات! هل هذا كافٍ لتوضيح السبب الذي يقود شخصاً مثلي لأن يحسد شخصاً مثله؟
على أنّني لا بدّ، في نصّ وداعيّ كهذا، أن أتحدّث عن ثلاثة رفاق هم من أهل بيتي وأقرب الناس إليّ.
أوّلهم، وصال فرحة، زوجتي منذ 1951. لقد عشنا معاً في السرّاء والضرّاء، وكانت دائماً وفيّة لي وفاءً لم أستطع أن أبادلها بمثله. وصال تقمّصت أفكاري كلّها وصارت أقرب إليها منّي. إنّها تعرف سلفاً كيف سيكون ردّي على موقف من المواقف، وكيف سيكون تعليقي على حدث من الأحداث. ومع أنّ حزبنا ضدّ التوريث الإقطاعيّ، أعتقد أنّ ضرورة الحفاظ على خطّي وتراثي تستدعي تولّي وصال للأمانة العامّة من بعدي.
لماذا وصال وليس ابني عمّار أو صهري قدري؟
عمّار يملك الكثير من صفات وصال، لكنّ مشكلته أنّه، وهنا قد تستغربون، يبالغ في تناول السمن الحمويّ. هذا يجعله بطيئاً في حركته الجسمانيّة وفي تفكيره أيضاً. حتّى لفظه بطيء كما لو أنّ بعض ذاك السمن الحمويّ قد علق في حنجرته. لقد قلت له ألف مرّة أن يكفّ عن الإكثار منه، وضربت له المثل بنفسي: فأنا أيضاً كنت أحبّ السمن الحمويّ كثيراً، لكنّني في شبابي الأوّل واجهت هذا الخيار الصعب وكان عليّ أن أحسمه سريعاً: إمّا سمن حمويّ أو قيادة الطبقة العاملة، واخترتُ الثانية بالطبع. إنّ على عمّار أيضاً أن يختار.
أمّا قدري، فأنا بصراحة لا أثق به. هو أيضاً يشارك عمّار بطئه وضعف جاذبيّته، إلاّ أنّني أشتبه بأنّه لم يقترن بابنتي سلام إلاّ طمعاً بوراثتي السياسيّة. وهناك أمر آخر يدعو إلى الحذر: صحيح أنّني كنت أسهّل بعض الصفقات الماليّة لوالده فؤاد جميل كي يستفيد الحزب من عائداتها. أمّا نجله قدري فمنذ توجّهه إلى الدراسة في موسكو، وهو يقيم علاقات ماليّة غريبة تعود منافعها عليه أوّلاً وأخيراً. لقد استمرّ في هذه النشاطات بعد سقوط الاتّحاد السوفياتيّ، فتعامل مع المافيات التي ازدهرت في عهد يلتسن، وباع واشترى وهرّب كلّ ما يمكن أن تقع عليه اليد. هذا الرجل لا يصلح أصلاً لأن يقود حزبنا، مع أنّ طموحه لابتلاع الحزب يكاد يكون في حجم الحزب نفسه.
إنّ على الرفاق، وعلى رأسهم الرفيقة وصال، أن يحذروا الانتهازيّين، وأن يحافظوا على خطّ خالد بكداش، خطّ لينين وستالين العظيمين.
عاشت ذكرى الاتّحاد السوفياتيّ العظيم،
عاشت الطبقة العاملة العالميّة،
عاش الحزب الشيوعيّ السوريّ

Internationale Communiste : Comment résoudre le problème palestinien – 1937

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publié dans La Correspondance Internationale, organe de l’Internationale Communiste, n°44, 16 octobre 1937
Salim Aboud
Lorsque fut publiée la déclaration Balfour, en 1917, l’impérialisme britannique était parfaitement au courant de toutes les difficultés qu’elle allait susciter.
La Grande-Bretagne avait besoin d’un allié fidèle qui l’aiderait à faire obstacle au mouvement croissant de libération nationale du peuple arabe, à raffermir sa position impérialiste dans les pays arabes et à protéger sa route des Indes. Ce fut le sionisme qui s’avéra être cet allié.
La Grande-Bretagne dénonça ses promesses antérieures d’indépendance et d’autonomie des Arabes, et publia la déclaration Balfour à l’adresse des chefs sionistes.
Par cette manifestation, l’Angleterre se chargeait de créer en Palestine les conditions nécessaires à l’établissement d’un “Foyer national juif”.
Depuis vingt ans que dure cette institution du “Foyer national juif”, imposé par la contrainte, les dirigeants sionistes, malgré leur démagogie et l’aide bienveillante de la Grande-Bretagne, ne purent arracher aux Arabes plus de 1 250 000 dounam de terres, c’est-à-dire environ un huitième des terres cultivées ou un tiers de toutes les terres fertiles du pays.
5% seulement de la population juive de Palestine furent établis en colons sur ces terres. Dans la question de l’immigration, le succès fut tout aussi relatif.
Malgré l’exploitation par des chefs sionistes de toutes les circonstances qu’ils pensaient propres à favoriser l’immigration juive en Palestine, y compris la brutale persécution des juifs en Allemagne, 300 000 personnes seulement vinrent s’établir à demeure en Palestine pendant ces vingt années. Beaucoup de ces nouveaux immigrés gardent d’ailleurs leur ancienne nationalité.
Le côté le plus sombre de ce “Foyer national juif”, création de la Grande-Bretagne et des sionistes, c’est son résultat pour le peuple arabe.
Plus de 60 000 paysans et fermiers arabes furent chassés de leurs terres occupées par les Juifs. Cet état de chose provoqua quatre émeutes arabes contre la domination anglaise et le sionisme. La plus importante eut lieu en avril 1936.
Cette émeute coïncidant avec de graves événements dans les pays arabes voisins, et dont les fascistes allemands et italiens cherchèrent à profiter, convainquit, par sa durée et ses proportions, la Grande-Bretagne qu’il est impossible de continuer à gouverner le pays par les vieilles méthodes.
Une commission royale fut nommée, avec mission d’enquêter sur les causes de l’émeute et d’élaborer un projet de solution de la question palestinienne.
Voici donc ce qu’elle propose : le partage du minuscule pays de Palestine en trois parties : l’une pour les Arabes, l’autre pour les Juifs, la troisième, comprenant Jérusalem, pour la Grande-Bretagne, c’est-à-dire lui restant sous forme de territoire sous mandat, étant bien entendu d’ailleurs que la Grande-Bretagne aurait aussi voix au chapitre dans les deux petits Etats-fantômes juif et arabe.
Le peuple arabe de Palestine repousse le plan de morcellement. Le monde arabe tout entier se solidarise à cet égard avec lui.
Les Arabes ne voient pas autre chose dans ce projet qu’une réorganisation, sur de nouvelles bases, de l’impérialisme britannique en Palestine et dans le monde arabe, une recrudescence de vie du sionisme et de nouveaux obstacles dressés contre leur mouvement de libération nationale.
Le projet dépouille le peuple arabe des meilleures terres de Palestine, en particulier celles de la côte, pour y ériger l’Etat juif, condamnant la population de cette région au nomadisme et à l’émigration vers les régions infertiles et montagneuses du centre. Chose étrange pour quiconque sait que les Arabes forment la majorité dans ces territoires.
Non seulement le projet ne diminue en rien l’hostilité actuelle entre Juifs et Arabes en Palestine, mais il la renforce et fournit de nouveaux éléments de désaccord entre l’impérialisme britannique et la nation arabe en Palestine et hors de Palestine, ainsi que l’ont fait voir les derniers événements du monde arabe.
De même, il ne pourra que renforcer les intrigues et les complots de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie fasciste.
Ces Etats s’empresseront d’exploiter le mécontentement des Arabes, pour faire de la Palestine et des pays arabes voisins le théâtre de désordres pouvant causer le plus grand préjudice à la Grande-Bretagne, aux Arabes et aux Juifs, et mettre la paix du monde en danger. Tout en rejetant le projet de partage, les Arabes présentent des contre-projets constructifs.
Ils demandent qu’on mette un terme à la politique impérialiste et coloniale ; que la population palestinienne, aussi bien juive qu’arabe, reçoive les droits démocratiques qu’on lui refuse ; qu’un parlement composé des représentants du peuple soit formé pour légiférer démocratiquement et sans entraves aussi bien au sujet de la répartition des terres et de l’immigration, qu’en toute autre matière, dans l’intérêt de tous les habitants de la Palestine.
La question n’est pas davantage pour les Arabes que pour les Juifs de savoir “quelle nation dominera l’autre”, bien que la commission royale se soit efforcée de le démontrer, mais “comment les deux nations pourront être amenées à collaborer”.
Le chemin que les impérialistes et les sionistes ont négligé, c’est celui de la démocratie. Un autre projet arabe remarquable, c’est celui du prince Mohammed Ali, régent d’Egypte.
Soutenu par tous les nationalistes du monde arabe, ce projet, analogue à ceux de deux personnalités influentes et lucides du monde juif, le chef du parti libéral de Grande-Bretagne, Sir Herbert Samuel, premier haut-commissaire britannique en Palestine, et le Dr Magness, ancien recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem, prévoit la jonction de la Palestine, de la Syrie et de la TransJordanie sous un gouvernement démocratique unifié.
Les Juifs y feront figure de minorité nationale à droits égaux à ceux des autres. La politique des sionistes ne serait pas reconnue.
Un des mérites de ce plan est non seulement de garantir la collaboration et l’amitié entre Juifs et Arabes, mais – on ne saurait trop le reconnaître – d’amoindrir le danger d’une guerre en Méditerrannée orientale, de proposer un nouvel Etat favorable à la cause de la paix et de la sécurité mondiale, un nouvel allié des nations démocratiques, France et Angleterre en particulier, dans la lutte contre la guerre et le fascisme.
La Grande-Bretagne n’a accordé nulle attention à ces projets, elle s’est refusée à les prendre sérieusement en considération.
Il semble même qu’elle persiste à vouloir réaliser son projet de morcellement, bien que persuadée elle-même que seul l’emploi de la force permettra de le faire.
Les récents événements de Palestine démontrent que les Arabes ont commencé à résister sérieusement au projet britannique.
Une fois de plus, la Grande-Bretagne vient de montrer qu’au lieu d’agir dans l’intérêt des Arabes et des Juifs, ainsi que de leur collaboration, qu’au lieu de travailler pour la cause de la paix et pour préserver la vie de la jeunesse anglaise, elle ne songe qu’à ses intérêts impérialistes et coloniaux.
Le Congrès de Zurich vient de dévoiler les véritables intentions des dirigeants sionistes. Les éléments représentant véritablement les masses laborieuses juives y ont été réduits au silence. Quant aux opinions qu’il fut permis d’énoncer, elles peuvent se diviser en deux groupes.
Le premier acceptait le partage, à condition que l’Etat juif fut agrandi aux dépens des Arabes.
Le deuxième repoussait le partage, non pour collaborer à l’action de libération nationale arabe, mais en vue de réaliser le programme maximum du sionisme, à savoir l’occupation de la Palestine et de la TransJordanie.
Les projets arabes sont pratiques et réalisables. Si les chefs sionistes tiennent vraiment à une entente avec les Arabes, comme ils le prétendent, on peut dire avec certitude qu’ils passeront plus tôt qu’il ne semble dans le domaine des réalités.
Le devoir des masses laborieuses juives et des libéraux juifs, notamment en Palestine, est de secouer le joug des dirigeants sionistes, agents de l’impérialisme britannique et d’en venir à une entente directe avec le peuple arabe, à l’unification de la lutte politique du peuple juif avec la lutte du peuple travailleur arabe et le mouvement de libération nationale arabe, sur la base du front populaire, de la démocratie, du parlementarisme, de la liberté syndicale et du pain assuré pour tous.
De la sorte, ils contribueront d’ailleurs à la cause du progrès parmi les masses arabes, ils aideront le peuple arabe de Palestine et d’ailleurs à combattre leurs traîtres et réactionnaires, et enfin, ils travailleront pour la sauvegarde de la paix en Palestine, dans les pays arabes et dans le monde entier.
Les travailleurs, les amis de la paix et du progrès, en Grande-Bretagne et dans le reste du monde, ont eux aussi le devoir de soutenir ces projets arabes qui résoudront la question palestinienne dans l’intérêt des masses laborieuses juives et arabes en vue de leur collaboration amicale et serviront la lutte contre le fascisme juif et arabe en Palestine, ainsi que la cause de la paix au Proche-Orient et dans le monde entier.

(Encore une fois) Sur le mouvement maoïste international

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Par Servir le peuple

Nous ne pensons pas qu’il existe de véritable opportunisme liquidateur dans le maoïsme international ; sinon une espèce d’olympiade sportive mondiale de s’en accuser mutuellement.
Il existe des PENCHANTS. Le sisonisme philippin a un PENCHANT vers l’opportunisme de droite, le pragmatisme/réalisme, avec parfois des relents postmodernes ou de libéralisme envers le postmo.
Le gonzalisme a un penchant vers le dogmatisme paralytique qui a l’insigne mérite de pratiquement interdire de se tromper, de quasi systématiquement pouvoir “l’avoir bien dit” quand ça part en vrille, mais qui interdit aussi à notre sens dans la plupart des cas toute ligne de masse, toute réelle action ; sauf au Brésil où il a un background et ne part pas de rien ; mais ailleurs il n’avance pas vraiment, même dans des pays proches du Pérou.
D’autres ont des penchants mouvementistes sans réel fond politique, sous un “village Potemkine” spectaculaire : le maoïsme occidental, notamment, est fait de villages Potemkine, voilà le mot. C’est beau, mais quand on toque un peu dessus, toc toc, c’est creux. Il n’y a pas de contenu.
Certes, dire que l’opportunisme liquidateur n’existe pas implique de ne prendre en compte que le TKP/ML légitime et non les usurpateurs liquidateurs rojavistes qui eux le sont vraiment, encore que certains pourraient en revenir (devant la voie de garage évidente que représente de se mettre à la remorque du PKK et du HDP). Mais bref.
Il y a une tendance générale qui est de considérer que poser les principes universels de la “3e et supérieure étape” du marxisme se suffit à soi-même, et à ne pas développer une PENSÉE pour empoigner réellement le glaive de la révolution dans chaque pays et les conditions qui lui sont propres.
Lorsqu’il s’agit de copier-coller ce qui s’est fait au Pérou dans des pays assez similaires, comme au Brésil, ça peut fonctionner… Mais pas systématiquement, y compris dans des pays encore plus proches comme l’Équateur. Au demeurant ni le Pérou, ni le reste de l’Amérique latine actuels ne sont le Pérou des années 1970, c’est un problème et l’a peut-être déjà été au Pérou lui-même dans les années 1990.
D’autres mouvements importants (Inde, Philippines, Turquie et Kurdistan du Nord) capitalisent sur ce qui a été “pensé” à leurs débuts, dans les années 1960 ou 70.
[Nous avions déjà évoqué cette question il y a quelques mois : pour-en-finir-avec-histoires-controverse-amerique-du-sud-vs-philippines ; comme quoi le problème est moins qu’il y ait des “déviations” plaçant telles ou telles organisations hors du MLM, qu’une prétention à définir et imposer comme “voie” universelle des schémas de pensée qui, de fait, sont adaptés et “marchent” dans tel ou tel pays.]
Ailleurs, nous ne voyons pas vraiment un groupe qui ait réellement “pensé” son pays.
À l’heure actuelle, le fait est que beaucoup plus d’énergie est dépensée en controverses, à se traiter mutuellement de révisionnistes ou de dogmatiques qu’à se consacrer chacun dans son pays à cette tâche, sans même parler de passer sérieusement à l’action.
Il est peut-être intéressant de relever que la plus “grande”, pas seulement quantitativement mais qualitativement, Guerre populaire maoïste en cours actuellement est celle d’Inde… Et que les maoïstes de ce pays sont assez peu présents sur internet et dans toutes ces polémiques.
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En principe le révisionnisme est une menace parce qu’en offrant une voie militante plus facile et accessible, il présente rapidement un caractère de masse au détriment des vrais communistes qui offrent un chemin plus difficile, risqué et tortueux.
Si l’on part de ce principe… franchement le prachandisme (hors Népal), l’avakianisme (partout), c’est quoi la menace ? Personne n’en a rien à foutre ; presque personne, dans les masses, n’en a même entendu parler. Le MLM vision Sison, si on le tient pour révisionniste, à peine plus (hors Philippines)… Au Brésil, l’orga dissidente sisonienne a fait un flop ; elle s’est avérée incapable de menacer en quoi que ce soit un mouvement maoïste gonzaliste implanté depuis des décennies.
À un moment donné, il faudrait arrêter les fixettes. Si le gonzalisme a des limites elles sont d’abord internes, bieeeen avant l'”influence néfaste” de quelque autre courant.
Les gonzalistes qui peuvent se targuer d’un certain succès, comme les Brésiliens, devraient réellement moins se préoccuper de ça que du fait que les autres gonzalistes internationaux le soient authentiquement. Développent une Pensée Guide pour faire la révolution dans leurs pays respectifs, par exemple. Et que le cas échéant, cette Pensée Guide ne soit pas complétement réactionnaire, une régression intellectuelle y compris par rapport à des forces ML ou trotskystes, comme cela a pu être le cas en fRance avec un certain ‘p”c”mlm’ et l’est actuellement aux États-Unis (et pourrait l’être à nouveau en France par ré-importation d’outre-Atlantique).
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En fait, pour qu’on se comprenne bien, on n’est pas sur une question de trucs qui marchent pas. Encore que le Pérou se soit pris une certaine branlée, dont on pourrait discuter des raisons, bon.
On est sur la question de l’exportation et application bête et méchante partout dans le monde de modèles qui marchent.
Les Philippines ça marche, nous ne croyons pas à leur capitulation 100 fois annoncée, la stratégie de négociations nous a encore été réexpliquée etc. L’Inde ça marche, le Pérou ça a glorieusement marché, le Brésil aujourd’hui ça marche plutôt pas mal…
Donc en fait, la question qui a pu se poser pour l’URSS de Lénine-Staline ou la Chine de Mao, ou le guévarisme après le succès cubain, dans les années 1960, sur le continent américain. Des trucs qui marchaient… Il y avait déjà ces débats sur le “modèle” à suivre plus ou moins aveuglément.
Déjà on pourrait faire beaucoup plus simple, en disant simplement que le MLM c’est le gonzalisme. Ben oui, c’est qui qui l’a synthétisé et affirmé internationalement, le MLM ?*
Tous les autres sont des ML ralliés, un peu comme les catholiques ralliés à la République LOL, plus ou moins tardivement et à des degrés divers.
Un peu comme à une époque, des marxistes et des socialistes divers se sont petit à petit ralliés au marxisme-léninisme.
Forcément, ça pose la question de l’adaptation à chaque contexte national (qui passe par l’élaboration d’une Pensée… ce que combien ont fait ?). Plus le MLM s’éloigne du Pérou, moins il peut être “pur”.
Les Philippins sont “problématiques”, déjà peut-être parce qu’au moment de reconnaître le MLM (vers la fin des années 1990 ?) ils avaient déjà derrière eux une longue histoire et pas ridicule. Il est donc logique qu’ils en fassent un peu à leur tête, et revendiquent une légitimité en tant que seule organisation à avoir une continuité totale depuis l’époque de Mao et de la Révolution culturelle.
En fin de compte, on peut critiquer Sison comme on peut critiquer Gonzalo ou ses épigones actuels, comme Mao critiquait Staline : comme des CAMARADES, et de grands révolutionnaires communistes qui ont pu parfois commettre des erreurs en s’écartant du matérialisme dialectique, et/ou en perdant de vue certains principes ; mais qui restent dans le camp du communisme.
En revanche, il existe des lignes rouges de l’inacceptable et des gens comme Prachanda et Bhattarai au Népal, Öcalan et le PKK et les orgas à sa remorque dans le HBDH en Turquie/Kurdistan, le ‘p”c”mlm’ en Hexagone ou les Red Guards aux États-Unis (liquidation infra-ML de la nécessité anticoloniale intérieure) les ont franchies.

[* Il existe une tendance, des groupes, qui disent que la Pensée Gonzalo a des aspects universels, qu’il est effectivement la “4e épée du marxisme” et qu’il prépare une 4e et encore supérieure étape.
C’est assez fréquent en Occident et à notre humble avis, c’est l’épicentre de ce qui peut chier idéologiquement.
Gonzalo ne s’est jamais qualifié lui-même de “4e épée” et le qualifier ainsi est anti-MLM. Il a simplement synthétisé et affirmé internationalement le maoïsme comme 3e et supérieure étape en même temps qu’il l’appliquait (“passant” Mariátegui à travers ce nouveau prisme) à la réalité concrète du Pérou, ce qui constitue sa “Pensée”. Personne n’est de toute façon une “épée” du marxisme ; le maoïsme ou même le marxisme-lénininsme anti-révisionniste post-Khrouchtchev ne se résument pas à Mao par exemple, qui n’est donc pas la “3e épée”, ni Lénine à lui seul la 2e, etc. marxisme-au-dela-de-marx-leninisme-au-dela-de-lenine-maoisme-au-dela-de-mao
Aucun propos émanant de gens qui appellent ainsi leur maison d’édition, ou de leurs soutiens internationaux, ne mérite d’être pris au sérieux ni d’engager la moindre discussion.]
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Cette lutte entre ‘pôles’ ‘grands frères’ internationaux, nous croyons qu’il n’existe pas d’autre ligne juste que de s’en tenir à l’écart, et en fait, dans le respect de ceux qui le méritent (que ce soit la lutte aux Philippines ou au Brésil), refuser CATÉGORIQUEMENT ces logiques de ‘modèles’ dictant ce qu’il et comment il faut faire dans le moindre recoin du monde. Ça a déjà été néfaste à l’étape ML, ça apparaît clairement dans le retour critique (matérialiste et constructif) chinois sur l’expérience soviétique sous Staline la-critique-maoiste-de-staline ; les éminences du Komintern sont passées à côté de génies comme Mariátegui comme ça, bref.
Le grand-frérisme est chez les grands Partis un ‘vertige du succès’ à combattre ; et surtout comme nous avons déjà pu le dire pour-en-finir-histoires-controverse-amerique-du-sud-vs-philippines, traduit chez les ‘petits frères’ une fainéantise politique. Oui : la problématique des Partis ‘grands frères’, c’est finalement et avant tout un problème de FLEMME idéologique des partis ‘petits frères’ qui vont se reposer sur les ‘grands’ plutôt que de bosser ; plus encore qu’une volonté active de ces derniers de se poser comme tels, même si bien sûr ça existe (le PCbUS dans le Komintern, mais aussi ensuite le PC de Chine ou l’Albanie contre le révisionnisme, etc.).
Cela rejoint encore une fois la nécessité absolue d’une Pensée… Mais lorsqu’on y travaille, même modestement, il faut s’attendre à se prendre des pierres ! Se souvenir de Mariátegui à ce sujet…AMX_056_0012.pdf
Et dans 99% des cas on voit bien que le ralliement à tel ‘grand frère’ contre tel autre recouvre en fait surtout des règlements de comptes strictement nationaux. Si les Red Guards se rallient au ‘purisme’ gonzaliste, c’est par exemple beaucoup pour pouvoir attaquer l”éclectisme’ qu’est le respect des militants colonisés-intérieurs pour les grandes figures anti-impérialistes non-maoïstes (c’est à dire à peu près toutes, puisque le MLM a été affirmé dans les années 1980-90… à ce jeu là même Kaypakkaya ou Majumdar n’étaient pas ‘maoïstes’…), et pouvoir les disqualifier au profit de leur volonté de centralisation partidaire sous la coupe de l’Amérique blanche. Vous imaginez un peu, l’utilisation faite ici d’un truc qui part à la base de la plus grande armée de libération indigène de l’histoire du Pérou depuis le 18e siècle sur-gonzalo-le-pcp-et-la-guerre-populaire-au-perou ?
Travaillons à l’écart de tout ça, élaborons la Pensée pour faire la révolution chez nous, et ne cherchons pas des ‘grands frères’ pour excuser notre rien-faire idéologique ou régler nos différends nationaux…
Cherchons et trouvons le point d’équilibre (véritable pierre philosophale…) entre solidité théorique scientifique et lien avec les masses, permis seulement par la FINESSE intellectuelle et le penser-avec-sa-tête ; afin d’éviter les situations à l’allemande où l”autisme politique’ (excellence théorique, mais difficulté à ‘socialiser’ avec les masses par sa pratique) engendre automatiquement contre lui le populisme éclectique et bas-du-front au nom de ‘toucher enfin’ celles-ci, ce qui est une phénomène littéralement mécanique et AUTOMATIQUE et qui n’a pas d’autre antidote que ce juste équilibre.
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Le centrisme, c’est vouloir se tenir absolument à équidistance entre deux positions.
Ce n’est pas notre cas : au contraire, nous en affirmons fermement une. À savoir, la position de Mao et des communistes chinois dans leurs retours critiques sur l’URSS de Staline critique-maoiste-staline ; au sujet de la tendance de grands Partis aux grandes réalisations à se poser en “guides” de l’activité de tous les Partis de la planète, et de l’autre côté, des petits Partis au suivisme aveugle vis à vis des grands ; l’un ne pouvant aller sans l’autre.
Le centrisme, ce peut être aussi vouloir à tout prix concilier des positions inconciliables.
Au contraire, nous disons que nous ne concilierons pas avec ce qui nous semblerait inacceptable, de qui que cela provienne ; et ne nous fixerons jamais dans le mouvement communiste un “camp” de la part duquel tout serait accepté et défendu, et rien de ce pourrait faire le “camp” opposé.

Un point (final ?) sur la situation en Syrie et au Moyen-Orient

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Par Servir le peuple , le 3 Août 2018

– Il faut peut-être tout d’abord commencer par réaffirmer quelques points par rapport à cette position sur Rojava qui peut de prime abord sembler saugrenue de notre part, nous qui militons pour la libération révolutionnaire socialiste du Peuple occitan et de tous les peuples opprimés de l’État français et d’ailleurs. Les choses sont assez synthétiquement expliquées ici : quelques-considerations-sur-le-confederalisme-democratique-et-la-question-nationale.
Le PKK d’Öcalan n’est pas une organisation qui lutte pour, mais qui a au contraire TOTALEMENT LIQUIDÉ l’indépendance socialiste du Kurdistan vis-à-vis de l’État fasciste (centraliste négateur calqué sur la France) turc, ce que nous soutiendrions bien évidemment même si nous préférerions encore plus, comme nos camarades du TKP/ML, une révolution démocratique dans tout l’État qui offrirait ensuite à chaque peuple l’autodétermination. Le PKK est une organisation LIQUIDATRICE de cela ; libre à quiconque, breton ou pas, de se bercer d’illusions contraires mais c’est ainsi.
Sa lutte ne prend plus sens, à l’arrivée, que comme instrument de l’impérialisme pour déstabiliser ou se tailler une part des États qui se partagent les terres kurdes, dans la gigantesque guerre de repartage impérialiste qui secoue actuellement le Moyen-Orient. recapitulatif-articles-sur-rojava
– Le retrait américain (et forcément occidental dans la foulée). C’est une question qui fait l’objet de déclarations contradictoires depuis la fin de l’année dernière, y compris de la part de Trump lui-même (roi incontesté de la volte-face). Mais il faut déjà savoir de quel retrait on parle ! Il n’est en réalité, apparemment, nullement question de retrait au sens d'”abandon” de la région par le bloc occidental ; mais plutôt d’un désengagement au sens d’éviter un sinistre bodycount à l’irakienne… À mesure que les dernières poches de la menace Daesh se réduisent, les effectifs (déjà essentiellement des forces d’élite, de toute façon) ont effectivement vocation à être retirés. La question d’un déploiement de troupes arabes a été évoquée et la Jordanie, l’Arabie saoudite et surtout l’Égypte de Sissi (en assez bon termes avec le régime d’Assad, ce qui serait un “plus”) approchées en ce sens ; des voix discordantes faisant cependant parfois valoir que ces troupes n’apporteraient pas vraiment de valeur ajoutée aux aguerries FDS, et que tous ces pays ont déjà leurs capacités militaires lourdement engagées par ailleurs (Yémen, Sinaï etc.). la-croix.com/Syrie-Etats-Unis-voudraient-remplacer-militaires-force-arabe
À Manbij il n’y a eu absolument nul retrait occidental mais, longuement négocié avec Erdogan, un repli des YPG/J de l’autre côté de l’Euphrate (déjà largement entamé bien avant l’accord de début juin) et l’autorisation de patrouilles turques dans le secteur ; les forces spéciales US et françaises sont toujours bien là, aux côtés des FDS arabes locales sans les Kurdes. challenges.fr/syrie-milice-kurde-ypg-va-retirer-ses-conseillers-de-manbij
french.xinhuanet.com/patrouilles-conjointes-turquie-etats-unis
Concrètement, l’Occident veut bien sûr éviter le “bourbier” (si coûteux politiquement) pour ses troupes, mais n’est absolument pas sur la voie d’un “retrait” signifiant abandon total de ses intérêts.
– L’axe géopolitique tant de Trump que de Macron semble en fait marqué par un paradoxe : uneconfrontation croissante avec l’Iran (où les “ultras” à la Ahmadinejad pourraient bien prochainement reprendre le pouvoir aux “modérés” en place depuis 2013), et même avec des régimes trop “non-alignés” comme celui d’Erdogan ou encore le Qatar (éviction de Tillerson qui tendait à le “protéger”apparemment-tillerson-s-est-fait-virer) ; mais en même temps une volonté de ménager la Russie, ce qui pourrait bien déboucher sur quelque chose comme “mains libres” en Syrie pour Poutine contre “mains libres” en Palestine et alentour pour Trump et sa clique d’ultra-sionistes et de fondamentalistes chrétiens millénaristes, avec leur VRP local Netanyahou… haha-interessant-russie-deal-du-siecle-palestine
middleeasteye.net/sissi-detient-la-cle-du-programme-envisage-par-trump-dans-le-sinai-pour-tuer-l-etat-palestinien
Aussi proche (contrairement aux délires des “anti-impérialistes” poutinolâtres, soraliens et autres) d’Israël qu’elle ne l’est de Téhéran, la Russie travaille aussi à résoudre un autre paramètre essentiel du conflit, qui est la terreur des sionistes devant l’installation massive de forces militaires iraniennes et du Hezbollah à leurs portes (Golan) ; en quête d’un modus vivendi certes laborieux à trouver :actuj.com/presence-iranienne-en-syrie-ce-que-change-l-accord-entre-russes-et-israel – lejdd.fr/russie-intermediaire-conflit-entre-israel-et-liran – orientxxi.info/syrie-subtil-jeu-d-equilibre-russie-entre-israel-et-iran – jforum.fr/israel-ne-croit-plus-moscou-sur-le-retrait-iranien-du-sud-syrien
– De là sans doute, plus qu’un quelconque “abandon occidental face à Erdogan”, la raison de l’accord en voie de finalisation pour la restitution de Rojava à l’autorité de Damas termes-exacts-accord-conclu-forces-kurdes-regime-syrien. Un accord qui en contrepartie de cette restitution, outre quelques concessions à la langue et à la culture kurde, prévoit surtout… l’attribution du Ministère du Pétrole à un Kurde du PYD ou proche. Ce qui, avec les liens étroits tissés au cours des années de guerre contre Daesh, signifie QUOI pour le bloc impérialiste occidental d’après vous ??! Nous, à part une COGESTION russo-occidentale de fait des gisements syriens, on ne voit pas bien…
Mais bien sûr, nous avons là (“enfin” !) l’accord “anti-impérialiste” Rojava-régime (contre “Hitlerdogan”, s’il vous plaît !) qui pourra être brandi comme argument par le dernier carré de rojavistes internationaux, pour continuer à nous fourguer en contrebande tout leur opportunisme gaucho-impérialiste dans l’analyse internationale, leur lutte contre l’idéologie et les devoirs révolutionnaires de notre époque etc. etc. (tant pis pour les libertaires planant à 10.000, et les gauchistes atlanto-sionistes cocus).

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oscar nominee; worst actors
SAVING BASHAR

إيلان هاليفي من فرسان الماوية في فلسطين

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توفي في باريس المناضل ايلان هاليفي عن سبعين عاماً قضى معظمها في النضال من أجل فلسطين حرة عربية ديمقراطية.
إيلان يهودي (إسمه الأصلي جورج آلان ألبرت، مولود في فرنسا في مدينة ليون، ولكن أسرته من أصول يمنية. جاء من الجزائر إلى فلسطين عام 1960 لأنه أراد أن يتعرف على مأساة الشعب الفلسطيني بعد أن عرف مأساة الشعب الجزائري. ونشط فى منظمة معفاك (النضال) وهي كانت منظمة اشتراكية ثورية معادية للصهيونية. وشارك في تأسيس الجبهة الحمراء مع عدد من المناضلين العرب واليهود الذين حملوا السلاح ضد الكيان الصهيوني… انضم لحركة فتح العام 1970. بعد اعتقال عشرات الكوادر من منظمة الجبهة الحمراء ومحاكمتهم وسجنهم هرب إلى باريس حيث استقر وواصل نضاله من أجل فلسطين. أسس عام 1982 اللجنة الدولية للدفاع عن معتقلي سجن أنصار، إلى جانب العديد من الجمعيات التي تعنى بتوثيق وفضح الممارسات الصهيوينة والدفاع عن الحقوق الفلسطينية والعربية. صار ممثلاً لحركة فتح فى الاشتراكية الدولية.وعضواً في المجلس الثوري لحركة فتح. له الكثير من الكتب والدراسات اشهرها كتابه عن “المسألة اليهودية: القبيلة،الشريعة،المجال” (1981)، “اسرائيل من الإرهاب إلى مجازر الدولة” (1984)، “تحت إسرائيل هناك فلسطين” (1987).
وقد نعت حركة فتح، يوم الأربعاء 10 تموز 2013ilan halevi ، عضو المجلس الثوري للحركة، إيلان هاليفي، معتبرة إياه من المؤمنين بحقوق شعبنا وحق اللاجئين بالعودة، ومناضلا ضد المشروع الصهيوني الاحتلالي الاستيطاني.
وحيت الحركة في بيان لها روح وشخصية هاليفي الذي ارتقى بفكره الإنساني، وترك إرثا عظيما من المؤلفات والمواقف النبيلة حتى وافته المنية في العاصمة الفرنسية باريس، عن عمر يناهز سبعين عاما”.

لمعرفة المزيد عنه وكيف نعاه المثقفون الغربيون:
http://www.rue89.com/2013/07/11/mort-dilan-halevi-intellectuel-engage-100-juif-100-arabe-244147
http://www.liberation.fr/monde/2013/07/10/ilan-halevi-l-ame-en-paix_917451
http://www.alternativenews.org/english/index.php/politics/opinions/6734-ilan-halevi-1943-2013.html
http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/fatah-pays-tribute-to-ilan-halevi–an-israeli-jew-who-defected-to-the-plo-8704017.html

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